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Type d'exposition Archives: Antérieures

Marc-Antoine K. Phaneuf | Miscellanées, artefacts kitsch et autres lubies

Miscellanées, artefacts kitsch et autres lubies est une exposition qui se veut très édulcorée, tout en n’ayant pas peur d’étudier ce qui se cache sous ce fard et ces allures frivoles. Regroupant des installations, des vidéos et des ready-mades réalisés au cours des huit dernières années, cette sélection aborde trois éléments récurrents dans l’œuvre de l’artiste : la collection, les jeux linguistiques et la littérature, ainsi que le kitsch.

Sous leur aspect fanfaron, les collections inusitées et artefacts douteux de Marc-Antoine K. Phaneuf mettent le doigt sur les maux caractéristiques à notre époque et à notre société, soit le riche héritage que nous lègue la révolution industrielle. Ces étalages organisés de produits de consommation renvoient irrémédiablement au concept d’obsolescence planifiée. Ce phénomène complexe du système capitaliste sous-tend autant la production en série de marchandises nécessitant un remplacement cyclique que la marchandisation du rêve, le culte de l’individualité et la mode. À défaut d’avoir à sa disposition les moyens financiers et les connaissances esthétiques nécessaires à l’atteinte de son objectif, ou encore par choix personnel, plusieurs favorisent le kitsch, le commun, le bon marché. La vitesse à laquelle nos besoins artificiels sont comblés l’emporte sur la qualité.

Animé d’une passion véritable pour les objets et les médias mal aimés, Marc-Antoine K. Phaneuf se complaît dans les arts de masse, qu’il subvertit avec beaucoup d’humour.

Marc-Antoine K. Phaneuf vit et travaille à Montréal. Possédant une formation en histoire de l’art de l’Université du Québec à Montréal, il  est artiste, écrivain et commissaire indépendant. Son travail a été présenté dans plusieurs centres d’artistes autogérés et galeries du Québec, dont le Centre Clark, la Galerie Leonard & Bina Ellen de l’Université Concordia, l’Œil de Poisson, le 3e impérial et le Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul. Il est l’auteur de trois livres de poésie aux éditions Le Quartanier, dont Téléthons de la Grande Surface (inventaire catégorique), pour lequel il a été nommé au prix Émile-Nelligan 2009. Avec les Productions Rhizome, il a collaboré au spectacle Nouvelles vagues et a participé à des spectacles de poésie à Bruxelles, Namur, Paris (2011) et Bordeaux (2012). Marc-Antoine K. Phaneuf est également l’un des trois finalistes du prestigieux Prix Pierre-Ayot 2013 décerné par la Ville de Montréal et l’Association des galeries d’art contemporain (AGAC).

photo : Marc-Antoine K. Phaneuf, Collection de trophées, 2009

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Chih-Chien Wang | Translation

Les natures mortes de Chih-Chien Wang mettent en scène un quotidien à la fois familier et exotique. Un silence enveloppant émane de ses clichés lumineux dans lesquels objets et aliments deviennent autant de miroirs de soi.

Cette exposition offre un aperçu de la pratique artistique de Chih-Chien Wang, rassemblant une quinzaine de natures mortes photographiques de moyen et grand format produites entre 2003 et 2011. Alors que la photographie et la nature morte, de par leur association à la longue tradition de la vanitas, sont souvent abordées sous l’angle de la temporalité et de la mortalité, ce projet met en lumière de tout autres problématiques. Celui-ci présente plutôt une réflexion bien personnelle sur l’expérience quotidienne, l’univers domestique et l’affect.

Né à Taiwan, Chih-Chien Wang vit et travaille à Montréal depuis 2002. Après des études en cinéma et en théâtre à l’Université chinoise de Taipei, il s’établit au Canada où il complète une maîtrise en photographie à l’Université Concordia en 2006. Il a récemment exposé son travail dans des musées et centres d’artistes au Canada et à l’étranger, notamment au Musée des beaux-arts de Montréal, à Optica, à Dazibao, et au Musée d’art contemporain de Montréal; au Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa; au Musée national des beaux-arts du Québec, à Québec; à la 5e édition de l’événement d’art actuel Orange, à Saint-Hyacinthe; à la Gallery 44 et dans le cadre de la Nuit Blanche, à Toronto; ainsi qu’à Beijing à la Zenith Gallery.

crédit photo : Chih-Chien Wang, pineapple #3, 2011

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Fascinantes fascines

L’exposition Fascinantes fascines veut, au moyen d’illustrations, de maquettes, de photographies, de documents vidéo et d’artefacts, rappeler les pêches à fascines jadis très présentes au Bas-Saint-Laurent-Gaspésie. Ces pêches qui ont façonné l’architecture du paysage régional pendant près de trois siècles ont certainement eu une incidence économique, culturelle et sociale dans le quotidien de nos ancêtres.

En 1891, on recensait près de 400 installations de pêche à fascines entre Sainte-Flavie et La Pocatière. Servant à l’alimentation, le fruit de la pêche tenait aussi lieu de monnaie d’échange ou encore était utilisé pour engraisser les sols. Plusieurs espèces dont l’anguille, le saumon, le caplan, le hareng et même le marsouin s’offraient alors en abondance selon les secteurs et la période de l’année.

Cette exposition constitue le premier volet d’un projet installatif, initialement imaginé par Le Collectif TERREAU, dont l’aménagement sur l’île Saint-Barnabé verra le jour ultérieurement. Fascinantes fascines présente ainsi les dessins préparatoires et la maquette préliminaire du projet.

Photo: Rita Chevron, Pêche à fascines à Sainte-Luce, circa 1950, Collection du MrdR, N.A.C. : RC-968.05
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Isabelle Hayeur | Vraisemblances

Exposition coproduite avec EXPRESSION

Photographe, fabricante d’images vraisemblables, Isabelle Hayeur est connue pour ses paysages faisant appel au montage photographique grand format, à la vidéo et à l’installation in situ. L’artiste québécoise façonne fort habilement des représentations de paysages crédibles pourtant sortis de son imaginaire. Ses images sont constituées de diverses captations photographiques, réalisées sur un même site ou, au contraire, provenant d’endroits forts différents.

Le procédé utilisé nous ramène à la belle époque du photomontage, tout en actualisant ce dernier considérant la capacité du numérique de masquer le montage, d’effacer complètement «les cicatrices du collage». Les images vraisemblables ainsi créées introduisent la notion de doute au sein même du langage photographique. Ce doute constitue un changement significatif dans la perception de ce mode de saisie du réel qui est encore souvent considéré comme l’ultime façon d’établir les faits.

Cette artiste montréalaise ayant grandi en banlieue exprime ses préoccupations sur les transformations que subissent les paysages. Elle aborde l’habitat, le paysage, l’occupation du territoire, les comportements nord-américains au regard des développements immobiliers, aux préoccupations environnementales, à l’éthique qui vient légitimer ces avancées réalisées au nom du progrès. Née à Montréal en 1969, elle détient une maîtrise en arts visuels de l’Université du Québec à Montréal.

Photo: Isabelle Hayeur, Rivage (Lampsilis), de la série Excavations, 2008, impression jet d’encre, 99 x 220 cm
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Riopelle à Saint-Fabien-sur-mer | 1944 – 1945: les années charnières

Dans les années 1940, Jean Paul Riopelle a effectué plusieurs séjours à Saint-Fabien-sur-Mer, dans le Bas-Saint-Laurent, soit avec ses parents, des amis ou sa future belle-famille. Ces séjours sont pour l’artiste l’occasion de pratiquer la peinture, mais aussi la photographie, comme en témoignent les photos conservées.

L’exposition réunit pour la première fois les paysages peints par Riopelle ainsi que des photos prises par l’artiste à Saint-Fabien-sur-Mer. Ces œuvres issues de collections muséales et de collections privées, rarement exposées aux regards du grand public, viennent mettre en contexte le passage de l’artiste dans la région à une époque où sa pratique connaissait un moment charnière. Riopelle délaissait alors progressivement la peinture figurative au profit d’explorations abstraites et gestuelles qui allaient caractériser la suite de son œuvre.

D’abord formé à la reproduction du réel, Riopelle est ensuite confronté à l’enseignement de Paul-Émile Borduas valorisant un art d’expérimentation et encourageant l’esprit d’innovation. Pour Jean Paul Riopelle, entre ce premier contact avec la peinture moderne et sa pédagogie axée sur l’expression de la liberté individuelle ainsi que ses propres explorations abstraites de 1945, il reste tout un parcours à effectuer. Une partie de celui-ci se fera sur le littoral du Saint-Laurent, où le genre du paysage devient prétexte à de fertiles expérimentations formelles.

Photo:  Archives Yseult Riopelle

En complément de l’exposition

Forfait Musée – Grange octogonale
Soulignant les 125 ans de la Grange octogonale Adolphe-Gagnon de Saint-Fabien, peinte par Jean Paul Riopelle, le Musée et la Grange s’unissent afin de vous offrir un invitant forfait comprenant la visite des deux attraits.  Adulte 8,50 $     Famille 20 $

Billets en vente au Musée ou à la Grange.

Circuit patrimonial et culturel Saint-Fabien à la manière de Riopelle
Partez à la découverte des bâtiments patrimoniaux de Saint-Fabien tels que vus par les élèves de l’école secondaire l’Écho-des-Montagnes dans le cadre d’un projet « à la manière de Riopelle ». À Saint-Fabien-sur-Mer, laissez-vous charmer par les paysages et les lieux qui ont inspirés Jean Paul Riopelle lors de ses passages dans la région.

À découvrir

  • en tour guidé (autobus) 27 juillet; 3, 11 et 18 août. Départ à 10 h 15 de Destination Bic/St-Fabien,  33 route 132 Ouest, Saint-Fabien
  • de façon autonome avec le dépliant Culture et patrimoine, circuits et attraits

Tous les détails à Destination Bic/St-Fabien 418 869-3311

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Louis-Philippe Côté | Entrevoir le pire

Les œuvres de Louis-Philippe Côté construisent des espaces picturaux inquiétants peuplés d’images fortes associées aux conflits armés, aux figures de pouvoir, aux lieux de l’État et de la bureaucratie et aux espaces marqués par les mécanismes de contrôle. Première exposition solo consacrée à l’artiste, Entrevoir le pire rassemble plusieurs tableaux de la série Schizo-système, réalisés entre 2008 et 2012, et une sélection de collages du projet Data (1996-2013). La profusion d’images et la combinaison de plusieurs styles picturaux dans un même tableau entre en dialogue avec la juxtaposition des images caractéristique de la technique du collage.

Évoquant la photographie de presse par divers moyens, les œuvres présentées font cohabiter réalité et fiction afin d’interroger la signification, le contenu et les principes de fabrication de l’image. Les tableaux grand format comme les collages invitent à se confronter à une esthétique du choc.

Né en 1976 à La Pocatière, Louis-Philippe Côté a vécu plusieurs années à Rimouski où il y a d’ailleurs fait ses études collégiales. Il a ensuite étudié la peinture et le dessin à l’Université Concordia et complété une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal. En 2013, on pourra également voir son travail dans le cadre d’une exposition solo à la Galerie Simon Blais ainsi que dans une exposition collective réunissant une soixantaine d’artistes canadiens à la Galerie de l’UQAM, Le projet peinture. L’artiste vit et travaille à Montréal.

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Interférences | Innovation Métiers d’arts

L’exposition présente la démarche de création ainsi que les œuvres de 10 artisans qui ont répondu au défi à l’innovation lancé par la Corporation Métiers d’art du Bas-Saint-Laurent. Dans le cadre de ce projet, des artisans du Bas-Saint-Laurent et du Saguenay ont été invités à innover, à sortir de leur production courante pour réaliser une création originale, sous le thème Interférences.

Le défi a consisté pour les artistes à faire autrement : collaborer avec un autre artisan, enrichir le matériau usuel de nouvelles matières ou tenter d’adapter leur matériau et leurs techniques à la nature et aux paramètres particuliers du thème, utiliser de nouvelles techniques, proposer des combinaisons inusitées, produire des formes nouvelles ou encore expérimenter de nouveaux modes de transformation.

Vu l’aspect didactique du projet, petits et grands sont invités, à tous les dimanches de la durée de l’exposition, à venir rencontrer des artisans qui prendront grand plaisir à répondre à leurs questions et expliquer la démarche.

Interférences présentera les œuvres de Annette Albert, Charles-Xavier Roussel Bongiovanni, André Bouchard, Cécile Fortin, Emmanuel Guy, Manon Lortie, Judith Skelling, Caroline Thériault, Josiane Védrine et Claudie Villeneuve.

Le projet Innovation métiers d’art en est à sa troisième édition. Il a pour but d’offrir aux artisans un moment privilégié de créativité, de ressourcement et d’échanges stimulants entre créateurs, hors de la production quotidienne. Aussi, il vise à permettre au grand public de jeter un regard sur le processus de création et tout le travail qui se cachent derrière l’œuvre finie afin d’en apprécier davantage la complexité et la richesse. Il s’agit ici de la deuxième édition de ce projet de création.

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Crèches du monde

Encore cette année, le Musée renoue avec la tradition de présenter une exposition thématique pour le temps des fêtes. Crèches du monde réunira une cinquantaine de crèches presque entièrement tirées de la collection privée de monsieur Jacques Côté de Rimouski.

C’est au cours de voyages à travers le monde que monsieur Côté s’est bâti une riche collection de plus de 700 crèches! L’exposition du Musée en présentera une sélection provenant d’une quinzaine de pays différents dont le Portugal, l’Espagne, le Guatemala, la Colombie ainsi que les Philippines et le Vietnam.

Au-delà du symbole religieux, les crèches font appel au véritable travail d’artisans qui usent de doigté et de précision pour personnaliser, selon leur culture et leur point de vue, cette icône de Noël.

Le Musée remercie monsieur Côté de sa généreuse collaboration sans qui ce projet d’exposition ne pourrait être présenté.

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Autour de 1972 | Oeuvres de la collection

Pour souligner ses 40 ans de collectionnement, le Musée régional de Rimouski a extrait de ses réserves plusieurs acquisitions majeures issues du début des années 1970. En réunissant certaines des plus grandes figures de l’art contemporain québécois et canadien, l’exposition Autour de 1972 invite à découvrir la pluralité des démarches artistiques présentes au cours de cette période charnière de l’histoire de l’art. Des cibles de Claude Tousignant aux gilets de Betty Goodwin, le début des années 1970 se décline à la fois en explorations formelles et en recherches conceptuelles. Autant de riches approches à découvrir.

Côtoyez ces chefs-d’œuvre de notre collection réalisés par Marcel Barbeau, Louis Belzile, Kittie Bruneau, Charles Gagnon, Lise Gervais, Betty Goodwin, Rita Letendre, Alfred Pellan, Michael Snow et Claude Tousignant.

 

 

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Affiches d’hier

Tirées des 40 ans d’exposition au Musée

Afin de souligner ses 40 ans (1972-2012), le Musée propose cette année des activités et des expositions qui nous replongent dans le temps.

Avec l’exposition Affiches d’hier, le Musée présente une sélection d’affiches témoignant des expositions et des activités culturelles offertes en ses murs depuis les débuts de l’institution. Ces affiches se veulent un clin d’œil à l’histoire du Musée, de même qu’une illustration de l’évolution de l’art graphique et des procédés d’impression des années 1970 à aujourd’hui.

Chaque affiche nous rappelle certains moments marquants des 40 ans d’exposition au Musée : la première venue de Jacques Hurtubise en 1973, les expositions solo d’artistes de la région tel Bruno Santerre ou encore des expositions retraçant l’historique du Musée.

Les visiteurs découvriront des Affiches d’hier révélatrices de l’esprit de leur époque, tant par leur graphisme que par les préoccupations culturelles et sociales qu’elles véhiculent.

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