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Type d'exposition Archives: Expositions antérieures

Mois de l’histoire des noirs : Sere Bouboun

Dans le cadre du Mois de l’histoire des Noirs et en partenariat avec Accueil et intégration BSL, le Musée vous invite à découvrir Sere Bouboun, une installation photographique de Phalonne Pierre Louis qui met en lumière la pratique du dlo cho après l’accouchement.

Au fil d’un journal intime où elle décrit sa découverte vertigineuse des bains de vapeurs vaginaux et des brulures sévères avec lesquelles ils marquent les corps des femmes après leur accouchement, Phalonne Pierre-Louis réalise un récit photographique tout en nuance. Par l’image documentaire ou la mise-en-scène, elle dénonce la pratique misogyne dangereuse pour les femmes du sere bouboun mais prend garde de ne pas condamner les personnes qui les pratiquent, esseulées face au manque de soins de santé et à la croyance de bien faire.

L’artiste sera sur place lors du vernissage pour échanger avec le public autour de son œuvre et des traditions qu’elle explore.

L’exposition sera présentée jusqu’au 26 février, aux tarifs habituels du Musée.

► Vernissage gratuit
Samedi 14 février, de 17 h à 19 h

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Entre oiseaux – jusqu’au 7 juin 2026

Artistes : Guillaume Bégin Champagne, Richard Ibghy et Marilou Lemmens, Meryl McMaster, Graeme Patterson, Dominique Paul et Éloïse Plamondon-Pagé

Commissaire invitée : Marie Perrault

Chargées de projet : France Leclerc et Annabelle Francoeur

Dates : 12 février au 7 juin

Vernissage le 12 février, à 17 h

Pré-vernissage exclusif aux membres dès 16 h

© Oeuvre de Dominique Paul, série Damoiseaux, 2021

Entre oiseaux

Du 12 février 2026 au 7 juin 2026, le Musée de Rimouski présente une exposition explorant les territoires que nous partageons avec les oiseaux et la fascination que ces derniers exercent sur nous dans ce contexte.

Vu le nombre dadeptes dornithologie que compte le BasSaintLaurent, une région de prédilection pour lobservation doiseaux dhabitats variés, cette exposition a été orchestrée pour coïncider avec la période de migration printanière, qui s’étend de la mimars à la mijuin. Toutefois, le propos ne sarticule pas à strictement parler autour de ce phénomène, mais aborde plutôt limaginaire que le voisinage des oiseaux stimule en nous, offrant ainsi une portée plus large à lexposition. La fascination croissante quexercent ces créatures sur plusieurs dentre nous constitue en effet une part importante de ce qui nous relie à eux.

Cette exposition explore spécifiquement ce que les oiseaux sont et font, et comment leurs comportements parfois énigmatiques captent notre intérêt et ont une incidence sur nos vies. Les points de rencontre avec les oiseaux mis ici de lavant par les artistes éveillent cet émerveillement quils suscitent. Les œuvres décrivent des cohabitations entre oiseaux et humains, tout en soulevant des questions quant à la protection des milieux de vie et des populations aviaires.

Cette présentation sinscrit en marge de la trilogie sur le territoire Orée, le cadre artistique nouvellement revu du Musée de Rimouski. Celui-ci se décline en trois volets : lintime (territoire personnel et introspection), le relationnel (contact avec autrui et le vivant) et le géographique (habitat et migration). Se déployant comme des rhizomes, ces volets se recoupent sans hiérarchie, se répondent en écho et invitent à repenser notre relation au monde comme un réseau vivant plutôt que dans une perspective linéaire.

Lexposition regroupe des œuvres des artistes Guillaume Bégin Champagne (Montréal, Qc), Meryl McMaster (Chelsea, Qc), Graeme Patterson (Sackville, N.-B.), Dominique Paul (Longueuil, Qc) et Éloïse Plamondon Pagé (Québec, Qc), ainsi que du duo formé de Marilou Lemmens et Richard Ibghy (Durham-Sud, Qc).

Ces artistes de la relève ou de renommée québécoise, canadienne ou internationale présentent des œuvres allant de linstallation sonore au dessin, en passant par la sculpture, lart public, la vidéo et la photographie. Résolument ancré dans limaginaire, le vécu et laffect, lensemble éveille à la richesse que représente la cohabitation avec les oiseaux afin de nous sensibiliser à la nécessité de leur protection, en dehors dune argumentation scientifique rationnelle.

– Marie Perrault, commissaire invitée

En savoir plus sur les artistes

Guillaume Bégin Champagne

Guillaume Bégin Champagne vit et travaille à Montréal. Dabord formé en musique classique et en conception sonore, il décroche un baccalauréat en arts plastique à lUniversité Concordia en 2021, où il fait converger ses intérêts pour la musique et les arts visuels. Il sinitie ensuite à la céramique et produit un vaste corpus dinstruments de musique expérimentaux, notamment utilisés lors de prestations publiques au Centre dart Rozynski (Barnston-Ouest, Qc) en 2023. Il développe en parallèle une production de pièces utilitaires pour des marchés et des expositions éphémères à Montréal. Son travail a été soutenu à plus dune reprise par le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et le Conseil des arts du Canada (CAC). Il était de la cohorte 2025 de l’événement artch, art contemporain émergent.

Richard Ibghy et Marilou Lemmens

Richard Ibghy et Marilou Lemmens créent des installations, des vidéos, des sculptures, des photographies, des livres dartistes et des œuvres dart public. Dans le cadre dune pratique collaborative, ils se penchent depuis plusieurs années sur lhistoire et le pouvoir des méthodes scientifiques, dont le langage de l’économie, la magie des statistiques, la capacité des modèles à influencer lavenir, lesthétique de la visualisation des données et le design des expériences en laboratoire. Plus récemment, leurs œuvres ont porté sur un élargissement des concepts dhospitalité, de soin et de communication entre les espèces. Leurs œuvres ont fait lobjet de nombreuses expositions monographiques au Québec, au Canada et à l’étranger. Ils ont de plus participé à plusieurs événements internationaux. Leur travail a été soutenu lors de nombreuses résidences dartistes et récompensé par plusieurs prix. Ils vivent et travaillent à Durham-Sud, au Québec.

Meryl McMaster

Meryl McMaster est une photographe canadienne et crie des plaines qui vit et travaille à Chelsea au Québec, non loin dOttawa. Elle explore son héritage culturel autochtone par le biais dautoportraits incorporant la production daccessoires, de vêtements sculpturaux et de performances la mettant en relation avec la terre, lhistoire, la culture et le monde plus quhumain. De 2006 à 2010, elle fréquente lUniversité de l’École dart et de design de lOntario à Toronto, où elle se spécialise en photographie. Elle a participé à des expositions au Musée des Beaux-Arts du Canada à Ottawa, au Musée des Beaux-Arts de Montréal, à lArt Gallery of Ontario et au Museum of Contemporary Canadian Art à Toronto, ainsi quau National Museum of American Indian de la Smithsonian à Washington, aux États-Unis. Elle a représenté le Canada dans la triennale New Worlds: Women to Watch 2024 au National Museum of Women in the Arts à Washington.

Graeme Patterson

Alliant sculpture, costumes et maquettes, animation image par image, robotique, programmation interactive, réalité virtuelle et musique, le travail de Graeme Patterson nous plonge au cœur dun univers onirique. Fruit dun processus créatif lent et méticuleux, son œuvre nous entraîne dans des mondes parallèles chargés d’émotions, de rêves, de jeux, de souvenirs, et imprégnés de nature et de nostalgie, explorant des thèmes personnels, sociaux et écopolitiques à travers un mélange dhumour absurde et de récit de soi. Au cours des 20 dernières années, il a produit les corpus Woodrow, Secret Citadel et Strange Birds, présentés en tournées pancanadiennes, notamment à la Galerie de lUQAM (Qc), à la Beaverbrook Art Gallery, (N.-B.), à la Dalhousie University Art Gallery (N.-É.) et à la Grenfell University Art Gallery (T.-N.-L.). Né à Saskatoon, Graeme Patterson vit et travaille à Sackville (N.-B.), doù il collabore avec plusieurs artistes et musiciens à la réalisation dinstallations multimédias complexes et de clips vidéo.

Dominique Paul

Artiste multidisciplinaire, Dominique Paul vit et travaille à Longueuil et est représentée à New York par Miyako Yoshinaga. Au moyen de photographies et de collages, d’installations et de dispositifs numériques, elle met en scène des oiseaux d’espèces et de provenances diverses. Elle invite à se pencher sur leur monde singulier et à se préoccuper de leur devenir, notamment celui des espèces menacées, ou en voie de disparition. En 2023, une exposition solo, Silent Fall, lui a été consacrée au Art Museum of the Americas (AMA) à Washington, D.C.. Elle y a présenté Red|Rojo|Rouge|Vermelho, oeuvre performative créée à l’occasion d’une assemblée extraordinaire des ambassadeurs des pays des Amériques à l’Organisation des États des Amériques. Son travail en vidéo a été présenté au 10 Times Square et en festival (N.Y., L.A., Marseille, etc). Le HuffPost, Time Out, New York, The Cut, Artslant, SFAQ, Photograph, Whitehot Magazine of Contemporary Art et The Washington Post ont tous publié des articles sur son travail.

Éloïse PlamondonPagé

Naviguant entre la photographie, la vidéo, linstallation, lestampe, le dessin et l’écriture, Éloïse Plamondon Pagé explore les instants transitoires et furtifs qui nous traversent, nous habitent et nous façonnent. Basée à Québec, elle a participé à plusieurs résidences et projets de création en Amérique, en Europe, au Moyen-Orient et en Asie, où elle a aussi exposé son travail lors dexpositions individuelles ou collectives et de biennales internationales. À travers ce parcours nomade, elle sintéresse à lexpérience du « local » et de l’« ailleurs » comme source de création, ainsi qu’à lempreinte que les territoires familiers ou étrangers laissent en elle. Soutenue par le Conseil des arts du Canada (CAC) et le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), elle sest aussi vu décerner plusieurs prix et distinctions. Aux États-Unis, elle est représentée par Alfa Gallery de Miami. Ses œuvres font partie de la Collection Méduse et de plusieurs collections privées.

En savoir plus sur la commissaire invitée

Autrice et commissaire, Marie Perrault sintéresse aux questions touchant aux territoires et à la nature. Elle a signé plusieurs essais et comptes rendus, notamment pour Ciel variable, Vie des arts, Esse et ESPACE art actuel. Elle a assuré le commissariat principal de la Triennale Banlieue! 2022, intitulée Interrègnes, qui traitait des liens entre lhumain et la nature dans le contexte périurbain. Elle a signé les éditions Murmures du quotidien (2015), Mobilités (2016) et Présences des passés (2017) du Symposium international dart contemporain de Baie-Saint-Paul. Depuis 1995, elle a conçu plusieurs expositions pour le Musée de Rimouski, notamment des expositions de groupe et des artistes Jocelyne Alloucherie, Anne Ramsden, Bruno Santerre et Alan Storey, en plus dorchestrer la présentation dune série d’œuvres sur les fascines extérieures de l’édifice. Elle vit et travaille à Montréal et se consacre présentement à un récit rédigé à partir de souvenirs de son père, géologue, et traitant daspects humains de lactivité minière.

marieperrault.art/

Crédits

Techniciens au montage : Guillaume Leclerc, Jean-Marie Benoît, Seth Coté

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Synapse

Artiste : Maria Ezcurra

Commissaire : Annabelle Francoeur

Dates : 25 septembre 2025 au 4 janvier 2026

SYNAPSE 

Synapse ouvre le premier volet de la trilogie d’exploration du territoire intitulée Orées, qui s’intéresse aux différentes manières d’habiter l’espace : intimement, relationnellement et physiquement. Ce premier chapitre pose les bases d’une réflexion sur les relations entre corps et environnement à travers des œuvres qui abordent la présence, l’adaptation et la modulation de l’être dans le monde.    

Les œuvres rassemblées articulent deux modalités distinctes d’engagement à l’espace et au monde. L’installation Liens affirme une présence dense, enracinée, presque frontale, tandis que Crypsis privilégie la souplesse et l’ajustement. Loin de s’opposer, ces postures que l’on retrouve à différents degrés chez tout individu, cohabitent dans un champ de résonances réciproques. 

Dans la synapse se jouent les attachements au monde. Ce moment-frontière active une temporalité intermédiaire. Ce qui émergent de cette zone de contact s’esquissent sans jamais se figer. Il en résulte une poétique de l’effleurement, où chaque interaction, aussi ténue soit-elle, porte l’empreinte d’une existence en devenir. 

En savoir plus sur l’artiste

Maria Ezcurra

Artiste visuelle, éducatrice et chercheuse mexicano-canadienne, Maria Ezcurra vit et travaille à Tio’tia:ke/Mooniyang/Montréal. Sa pratique, nourrie par une perspective écoféministe et critique, s’articule autour des thèmes de l’identité, de la migration, de l’appartenance et de la mémoire corporelle. Elle collecte, détourne et transforme des objets usuels, souvent vestimentaires ou textiles, pour en faire des supports sculpturaux et performatifs qui interrogent les liens entre l’intime, le collectif et l’environnement. Depuis son arrivée à Montréal, son travail s’ancre dans l’expérience de l’immigration et s’enrichit de recherches sur les mouvements migratoires, humains et non humains, notamment ceux des oiseaux. Diplômée d’une maîtrise en arts visuels et d’un doctorat en éducation artistique de l’Université Concordia, elle a exposé au Mexique, au Canada, aux États-Unis et au Royaume-Uni. Lauréate de plusieurs distinctions, elle a reçu entre autres le Prix de la diversité en arts visuels et le Prix Charles-Biddle.

Crédits

Techniciens au montage : Guillaume Leclerc, Jean-Marie Benoît, Seth Coté, Amélie Nadeau

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Sous l’écorce

Artistes : Loïc Chauvin, Lynn Kodeih, My-Van Dam, Noelle Wharton-Ayer

Commissaire : Annabelle Francoeur

Dates :25 septembre 2025 au 1er février 2026

SOUS L’ÉCORCE 

Sous l’écorce trace le premier mouvement de la trilogie Orées, un cycle d’expositions consacré à l’exploration du territoire qui se déploiera au fil du temps au Musée de Rimouski. En inaugurant ce parcours, Sous l’écorce s’inscrit dans le registre de l’intime, laissant affleurer la profondeur des liens qui rattachent chacun à ses paysages intérieurs. Les œuvres réunies cherchent à révéler ces espaces ténus, à même la fissure et la trace, comme autant de passages vers ce qui échappe aux premiers regards. 

Dans sa densité fissurée, l’écorce protège autant qu’elle dévoile. Elle se fait enveloppe et seuil, surface et abîme, un lieu où le regard hésite, se suspend et s’égare. Les œuvres invitent à s’en approcher, laissant affleurer ce qui se tient sous la surface. Sous l’écorce laisse alors la possibilité d’entrevoir la multiplicité des manières d’habiter le réel, où chaque respiration et chaque silence révèlent la richesse d’une existence en devenir. 

En savoir plus sur les artistes

Loïc Chauvin

Loïc Chauvin est un artiste multidisciplinaire installé à Montréal. Ses sculptures, photographies, interventions et installations interrogent les rapports ambigus que l’humain entretient avec la nature, entre fascination et peur, maîtrise et échec. Ses oeuvres, souvent in situ, se déploient en dialogue avec les environnements qu’elles investissent, en relation étroite avec le territoire, le climat, le vivant et les communautés. Jouant d’une esthétique de la simplicité et de l’humour, il met en relief des enjeux liés au contrôle, à l’extractivisme et à la faillibilité humaine. Diplômé en photographie de l’Université Concordia, où il poursuit une maîtrise en sculpture, il a participé à des résidences au Québec et à l’international et présenté ses travaux dans plusieurs centres d’art et festivals. Son parcours bénéficie du soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada.

Lynn Kodeih

Originaire de Beyrouth et installée à Tiohtiá:ke/Mooniyang/Montréal depuis 2020, Lynn Kodeih développe une pratique artistique et curatoriale qui s’intéresse aux politiques de l’image, aux notions de frontières et aux espaces marqués par le colonialisme et le déplacement forcé. Ses projets, menés à travers la vidéo, l’installation et l’écriture, explorent la matérialité, l’accident et les rapports de pouvoir, en privilégiant une approche intersectionnelle. Elle conçoit également des projets curatoriaux qui prolongent et amplifient sa réflexion artistique en créant des contextes de dialogue engagés. Ses oeuvres ont été diffusées à l’échelle internationale et reconnues par plusieurs distinctions, dont le prix Powerhouse et la bourse Bronfman.

My-Van Dam

Membre du collectif CODE BLANC, My-Van Dam est une artiste multidisciplinaire établie à Tiohtiá:ke/Mooniyang/Montréal. Diplômée en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, elle déploie une pratique qui questionne les systèmes oppressifs et envisage l’art comme un lieu de soin, de transmission et de guérison. Ses recherches s’attachent à la mémoire corporelle, aux traumatismes intergénérationnels et aux processus de résilience, mobilisant des approches collaboratives et somatiques. Ses oeuvres ont été présentées dans divers lieux culturels québécois, dont le Musée des beaux-arts de Montréal, la Place des Arts, La Centrale galerie et le Centre culturel Georges-Vanier. À travers son travail, elle cherche à instaurer des espaces d’émancipation et de réflexion partagée.

Noelle Wharton-Ayer

Noelle Wharton-Ayer est artiste visuelle et médiatrice culturelle basée à Québec. Elle détient un baccalauréat en arts visuels de l’Université York et une maîtrise de l’Université Laval. Sa recherche explore les relations entre l’humain et le végétal, la mémoire et l’introspection, en privilégiant des procédés tels que la sérigraphie, le dessin et la photographie. Par la superposition, la répétition et la transparence, elle invite le regardeur à entrer dans un processus de transformation et de contemplation. La botanique, qu’elle mobilise comme motif récurrent, devient métaphore de tendresse et d’alternatives au rapport instrumental à la nature. Ses oeuvres ont circulé au Canada et en Europe, et son projet Bedfellows a été soutenu par une bourse de création du Conseil des arts et des lettres du Québec.

Crédits

Techniciens au montage : Guillaume Leclerc, Jean-Marie Benoît, Seth Coté

 

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Événement : La réouverture du Musée de Rimouski

La rencontre de l’art et du territoire

Après plusieurs mois de fermeture consacrés à un vaste chantier de rénovation et de réflexion, le Musée de Rimouski est fier de vous ouvrir de nouveau ses portes! Bien plus qu’un simple retour, cette réouverture marque une véritable nouvelle étape dans l’histoire du Musée, portée par une identité entièrement renouvelée et vibrante.

Un week-end festif à ne pas manquer

Du 25 au 28 septembre, nous vous invitons à venir célébrer avec nous lors d’un grand week-end d’activités :

25 septembre 17h00-20h00 :

  • Pré-vernissage exclusif pour les membres du Musée, avec une visite commentée par la conservatrice pour les deux expositions inaugurales de 17h00 à 17h45
    • Synapse de Maria Ezcurra : exposition spécialement propulsée par notre commanditaire Promutuel Assurance
    • Sous l’écorce, exposition collective avec Loïc Chauvin, Lynn Kodeih, My-Van Dam et Noelle Wharton-Ayer
  • Vernissage grand public dès 18h00 jusqu’à 20h00
  • Courte allocution de la présidence du CA, de la direction générale et de la conservatrice à 18h15

26 septembre 19h00-23h00 : Soirée festive

Au programme :

  • Performance audiovisuelle de l’artiste Sabe – 19h00
  • DJ Steph DeShawy – 19h30 à 23h00
    • Billets en vente ici
  • Pour l’occasion, les deux expositions resteront ouvertes en soirée, jusqu’à 21h00, afin que vous puissiez en profiter en marge des festivités
  • Bar payant sur place : les membres auront droit à 2 consommations gratuites pour cette soirée
  • Les pizzas de Diwan pizza seront en vente sur place, sur notre parvis, entre 17h30 et 21h00 pour combler vos appétits
  • Visite des deux salles d’expositions dès 17h

27 et 28 septembre 12h00-17h00 :  

Journées de la culture :

Les 27 et 28 septembre, profitez d’une entrée gratuite pour découvrir nos nouvelles expositions et plonger dans l’univers du Musée.
En plus de vos visites libres, notre équipe vous propose des activités de médiation culturelle gratuites, pour petits et grands.
Une belle occasion de célébrer la culture ensemble, dans une ambiance conviviale et créative !
  • Ouvert les deux jours de 12h à 17h
  • 27 septembre : Atelier de 13h à 15h (place limitées)
  • 28 septembre : Visite patrimoniale de 13h à 14h (place limitées)
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EXPOSITION | Récits de la création du monde : Exposition bilan de la Biennale d’art contemporain autochtone 2024

 

Artistes : Eruoma Awashish, Sierra Barber, Mel Beaulieu, Michael Belmore, Jordan Bennett, Lisa-Maude Aubin-Bérubé, Christian Chapman, Joanna Katrena Cooper, Marcy Friesen, Shoshannah Greene, Cora Kavyaktok, Casey Koyczan, Cheyenne Rain LeGrande ᑭᒥᐊᐧᐣ, Meagan Musseau, Helen Pelletier, Jobena Petonoquot, Natasha Sacobie, Heather Shillinglaw, Skawennati, Maura Tamez, Jesse Tungilik, Vance Wright

Commissaires : Lori Beavis, Emma Hassencahl-Perley, Jake Kimble, Teresa Vander Meer-Chassé

Chargée de projet pour l’exposition au Musée régional de Rimouski : Annabelle Francoeur

Cette exposition présentée au Musée régional de Rimouski du 19 septembre 2024 au 2 février 2025 dévoile une sélection diversifiée d’art autochtone qui célèbre le riche patrimoine culturel des communautés à travers le Canada. Les œuvres choisies dans le cadre de l’édition 2024 de la Biennale d’art contemporain autochtone (BACA), explorent les histoires, les traditions et les récits personnels des artistes.

Sous la direction de Lori Beavis, Emma Hassencahl-Perley, Jake Kimble et Teresa Vander Meer-Chassé – quatre conservateurs·rices représentant chacun·e une direction cardinale du Canada – cette édition s’articule autour du titre « Récits de la création du monde ». Réparties dans sept lieux au Québec, les expositions sont organisées autour de sous-thèmes tels que Histoires du territoire présentée à la DRAC – Art actuel Drummondville, Racines et révélations à la Galerie d’art Stewart Hall à Pointe-Claire, et Territoire / médecines au Musée des beaux-arts de Sherbrooke.

À travers leurs perspectives culturelles uniques, les artistes de cette édition offrent un aperçu des identités, des croyances spirituelles et des réalités vécues par les différentes communautés autochtones. Ces récits issus d’observations, d’expériences de vie et d’une profonde connexion avec l’environnement naturel, jouent un rôle crucial dans la culture autochtone. La narration, qui constitue le socle de l’apprentissage et de la transmission des savoirs, affirme la valeur des expériences individuelles et collectives. Elle enrichit les relations communautaires en tissant des liens entre les générations. Cette diversité de voix, chacune ayant sa tonalité propre, résonne en une harmonie de récits interconnectés explorant l’expérience humaine ; sa complexité, ses défis et ses beautés.

Fondée en 2012, la Biennale d’art contemporain autochtone (BACA) a pour mission de promouvoir le travail des artistes autochtones en offrant une plateforme d’expression et de visibilité, tout en sensibilisant le public aux questions culturelles, historiques et contemporaines des Premières Nations. Chaque édition organisée tous les deux ans s’adresse à un large public, autochtone et non autochtone. La BACA tient à remercier le Conseil des Arts du Canada, le gouvernement du Québec (Conseil des arts et des lettres du Québec, le Conseil des arts de Montréal, Tourisme Montréal), ses partenaires de diffusion et ses partenaires médias.

L’exposition sera accompagnée d’une kyrielle d’activités tout le long de la durée de sa présentation. Surveillez nos réseaux sociaux pour plus d’information.

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EXPOSITION | Mystères sous les vagues

 

Cette exposition traite de l’histoire des sciences marines, des faits insolites, des mythes et des recherches scientifiques liés au majestueux fleuve Saint-Laurent.

Bien qu’omniprésent dans le paysage du Québec, le Saint-Laurent recèle encore de nombreux secrets. En lien avec les travaux des chercheurs, les visiteurs sont invités à démystifier les propriétés océanographiques, à percer les mystères des biotechnologies marines, à lever le voile sur la pêche et la mariculture et à saisir l’ampleur des enjeux auxquels il fait face chaque jour. En parcourant Mystères sous les vagues, le Saint-Laurent, ce voisin méconnu, nous ouvre une porte sur un univers insoupçonné, mythique et insolite.

Réalisée par Exploramer avec la collaboration de l’Institut des Sciences de la mer (ISMER), de l’Institut Maurice-Lamontagne de Pêches et Océans Canada, de Mérinov et du Centre de recherche sur les Biotechnologies marines, cette exposition consacrée aux sciences participatives amène les visiteurs à collaborer aux recherches et à trouver différentes solutions aux problématiques telles que la traçabilité des poissons et fruits de mer, la conception de nutraceutiques ou encore à trouver des façons de contrer la progression des espèces envahissantes.

Des activités en lien avec l’exposition seront organisées tout au long de la durée de présentation de l’exposition. Surveillez nos réseaux sociaux pour plus d’information.

La présentation de cette exposition a été rendue possible grâce à la contribution financière du Fonds des expositions itinérantes, du Programme d’aide aux musées de Patrimoine Canadien.

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EXPOSITION | Ma maison/Housewarming

 

Le Musée régional de Rimouski est fier d’annoncer l’exposition Ma maison/Housewarming de l’artiste Karine Giboulo, qui se tiendra du 21 juin au 8 septembre 2024. Un vernissage se tiendra le 21 juin dès 17h.

Karine Giboulo vous ouvre la porte de sa maison, vous invitant ainsi à découvrir un univers à la fois familier et curieux. Plus de 500 personnages miniatures vaquent à leurs occupations quotidiennes. Le théâtre de leur vie se révèle toutefois plus vaste et plus complexe qu’à première vue.

Ma maison est née de la pandémie de COVID-19 qui a sévi en 2020 et des périodes de confinement qui ont suivi. Giboulo y propose une réponse tout à fait personnelle aux événements qui ont secoué nos vies, sa maison s’ouvrant tel un documentaire sculpté d’expériences individuelles et collectives ancrées dans l’actualité. Avec la pandémie comme présence constante, les dioramas colorés qui meublent chaque pièce incitent à réfléchir aux défis auxquels nous sommes confrontés en tant que société. Leurs histoires soulèvent des thèmes liés à la connectivité et à l’isolement, au vieillissement et aux soins aux aînés, au travail et au consumérisme, à la crise climatique, à l’insécurité alimentaire et à l’accès au logement. Ce voyage intime dévoile également un récit personnel sur l’acceptation de soi et l’identité, et nous transporte dans le monde de l’enfance, un moment critique pour le développement d’une conscience du monde.

La maison est avant tout un cadre permettant de soulever un questionnement quant à notre place dans le monde et aux liens qui nous unissent. En transformant des meubles, des appareils électroménagers et d’autres objets quotidiens en véhicules pour raconter des histoires, Giboulo nous invite à réfléchir à la façon dont chaque logement domestique contient le monde et son histoire, et à la façon dont nous nous approprions le monde au travers des biens matériels que l’on y trouve. La maison apparaît ainsi comme un portrait, à la fois reflet et extension de soi.

Toujours directs et incisifs, les microcosmes colorés de l’artiste présentent des juxtapositions inattendues – ludiques et tristes, réalistes et absurdes, poétiques et politiques – qui suscitent des émotions allant de l’émerveillement à une profonde empathie. Plus on regarde, plus on peut se reconnaître dans les situations et leurs protagonistes. Nous verrons certainement nos propres maisons d’un œil différent.

Ma maison est présentée en collaboration avec le Musée Gardiner de Toronto. Toutes les œuvres présentées dans cette exposition ont été réalisées par Karine Giboulo. Sauf indications contraires, les œuvres sont présentées avec l’aimable autorisation de l’artiste. Le commissariat et les textes ont été développés par Karine Tsoumis, conservatrice principale, Musée Gardiner. Annabelle Francoeur et Nathalie Langelier sont responsables de la présentation au Musée régional de Rimouski. Le projet a reçu le généreux soutien de Mary Janigan & Tom Kierans et David Staines & Noreen Taylor.

À propos de l’artiste

Née en 1980 à Sainte-Émélie de l’Énergie, Karine Giboulo vit et travaille à Montréal. Depuis la dernière décennie, elle a travaillé dans une variété des médias, de la peinture et œuvres sur papier à la sculpture. Karine Giboulo a gagné une attention particulière pour ses dioramas miniatures d’environnements humains. Elle a participé à de nombreuses expositions individuelles et collectives au Canada et aux États-Unis: McMichael Canadian Art Collection (2013-2014), plein sud, Longueuil (2011), Mendel Art Gallery, Saskatoon (2010), 21c Museum, Louisville (2010), Musée Des Beaux-Arts de Montréal (2010, 2013), Galerie du Nouvel-Ontario (2009). Karine Giboulo est lauréate 2011 du prestigieux prix Winifred Shantz en céramique. En 2009, elle se mérite le second prix dans le cadre du concours Impulse de la foire internationale PULSE NEW YORK. Son travail a été appuyé par des bourses du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec. Ses récentes oeuvres, What is my name, All you can eat et Le village électronique, font respectivement partie des collections du McMichael Canadian Art Collection (Kleinburg, Ontario), du Musée des Beaux-Arts de Montréal (Québec, Canada) et du 21C Museum (Kentucky, États-Unis).

Pour voir le catalogue de son exposition: Karine-Giboulo-Housewarming-Catalogue

Crédit photo

Toni Hafkenscheid
La cage dorée, 2022, Karine Giboulo
Collection Bédard-Guillot

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EXPOSITION | Croire les possibles – Curiosités, bestiaire et cabinet – Jean Brillant

 

Le Musée régional de Rimouski est fier d’annoncer l’exposition Croire les possibles – Curiosités, bestiaire et cabinet de l’artiste Jean Brillant, qui se tiendra du 31 mai au 2 septembre 2024. Après avoir consacré les dernières années à la sculpture extérieure, cette première exposition solo en contexte muséal offre une opportunité unique de découvrir son plus grand corpus d’œuvres intérieures.

Les œuvres de Jean Brillant sont marquées par une symbiose entre nature et culture, explorant les tensions et les échanges entre ces deux mondes. Ses sculptures, souvent faites de pierre et d’acier, témoignent de cette intersection hybride, invitant les spectateurs à une expérience corporelle et introspective. Son travail se distingue par l’utilisation de matériaux naturels et industriels, créant des œuvres qui dialoguent avec l’environnement et les perceptions humaines.

Cette exposition intègre également des artéfacts historiques ayant appartenu à Jules et Jean Brillant, ancêtres de l’artiste. Jules-André Brillant (1888-1973), grand bâtisseur de l’Est du Québec, et Jean Brillant (1890-1918), héros de la Première Guerre mondiale, sont deux figures importantes du Bas-Saint-Laurent. Le sculpteur rend hommage à leur legs et à leur influence sur la région, ce qui lui permet d’ouvrir un dialogue avec sa famille et avec le passé. Il a croisé les mémoires pour aborder la mythologie familiale avec des objets fabriqués, choisis, trouvés.

Croire les possibles – Curiosités, bestiaire et cabinet est une invitation à explorer les possibilités infinies de la matière et de l’esprit. Jean Brillant croit fermement au pouvoir de la sculpture pour éveiller passions et réflexions.

Un vernissage se tiendra le 31 mai dès 17h00 au Musée régional de Rimouski. Rejoignez-nous pour célébrer le lancement de cette exposition exceptionnelle et rencontrer l’artiste. L’entrée sera gratuite à l’occasion.

À propos de l’artiste

Né à Rimouski en 1959, Jean Brillant est un sculpteur québécois dont le parcours artistique s’enracine profondément dans son territoire natal et s’étend à travers le monde. Dès son plus jeune âge, son parcours l’emmène à découvrir la taille de la pierre dans le Sud de la France, où sa famille s’installe en 1968. Cette rencontre précoce avec la matière le pousse à poursuivre des études à l’école des beaux-arts d’Aix-en-Provence en 1979, puis aux Beaux-arts de Dijon en 1983. À son retour au Québec en 1984, il intègre l’Université du Québec à Montréal. Jean Brillant a exposé ses œuvres au Canada et en France, et plusieurs de ses sculptures font partie de prestigieuses collections publiques et privées.

Au fil de ses études et de ses découvertes artistiques dans les galeries européennes et nord-américaines, Jean Brillant développe un style unique qui confronte et assemble le naturel et l’industriel avec une grande liberté créative.

Jean Brillant a tenu de nombreuses expositions personnelles au Canada, notamment à la Galerie Daniel à Montréal, à la Galerie Madeleine Lacerte à Québec et à la Leo Kamen Gallery à Toronto. En France, ses œuvres ont été présentées à la Galerie Remp’art à Toulon et à la Galerie Pierre Nouvion à Monaco. Depuis 1994, il se concentre principalement sur des sculptures d’extérieur, qui font aujourd’hui partie de collections publiques prestigieuses comme celles du Musée national des beaux-arts du Québec, du MACAAL de Marrakech et du Musée d’art de Joliette. Ses œuvres sont également présentes dans de nombreuses collections privées, dont celles de la Fondation Bombardier.

Jean Brillant vit et travaille actuellement au Québec, où il a transformé une ancienne usine industrielle au cœur de Montréal en atelier d’artiste.

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EXPOSITION | Les prévisions transparentes – Diane Landry

Le Musée régional de Rimouski est heureux de présenter durant l’hiver 2024 un « programme double » mettant à l’honneur le travail de l’artiste Diane Landry. Mécanique céleste et Les prévisions transparentes, les deux expositions proposées simultanément au public, seront inaugurées en présence de l’artiste, le jeudi 15 février 2024 à 17h. 

 

 

DIANE LANDRY. LES PRÉVISIONS TRANSPARENTES

EXPOSITION RÉTROSPECTIVE

Le temps est à l’endroit, rarement à l’envers. Sauf que réaliser une exposition rétrospective signifie faire ressurgir le passé, (re)découvrir des œuvres, les réinstaller, les contextualiser, en renouveler le sens, tout cela renvoyant encore et toujours au temps. Celui qui revient. Cette exposition fait ainsi un retour sur la carrière de Diane Landry et présente des installations cinétiques emblématiques, des vidéos de performance ainsi que Mécanique céleste, sa plus récente production, spécialement conçue pour les enfants. Si le temps est souvent conceptualisé par une ligne qui avance inexorablement, l’art de Diane Landry exprime d’autres horizons temporels qui ne se mesurent pas, mais qui se vivent et s’éprouvent.

Vue de l’exposition Diane Landry. Les prévisions transparentes, VOX, du 25 mars au 23 juin 2023. Photo : Michel Brunelle

 

 

À commencer par les mécanismes qui activent plusieurs de ses sculptures, mécanismes composés de petits moteurs, d’engrenages et de poulies dont certains entraînent un transfert d’énergie à d’autres engrenages. On les appelle roues de chronométrage parce que leur diamètre aura pour conséquence d’augmenter ou diminuer la vitesse de rotation et d’adopter différents rythmes, comme celui de la respiration humaine ou des ailes d’un moulin à vent. Il y a aussi, dans ses récentes installations Grande Ourse et Petite Ourse, une série de disques photographiques dont les mécaniques horlogères traduisent des temporalités étrangement désynchronisées. On constate encore, dans certains de ses dispositifs, la présence de sable, qui s’écoule dans des bouteilles d’eau à la manière de sabliers et dont le poids, aidé de petits moteurs, active d’étranges roues lumineuses qui évoquent des machines à mouvement perpétuel. Le temps fait des ronds, chez Diane Landry. Il se répète potentiellement à l’infini et nous rappelle qu’à l’échelle de la nature, il est régi par des cycles renouvelant la nuit et le jour, les saisons, les rotations lunaires et planétaires, sans oublier l’ensemble des stades biologiques.

Diane Landry cultive aussi le temps. Elle le vit et tente peu de le penser. Depuis le milieu des années 1990, elle l’occupe dans son atelier à bricoler ses sculptures et se consacre presque exclusivement à cette activité inventive. Elle travaille patiemment et lentement. Autrement, elle accompagne ses œuvres ou réalise des résidences d’artiste un peu partout sur la planète. Mais auparavant, elle a étudié et évolué dans les sciences naturelles et travaillé dans un centre de recherche dans le domaine de l’agriculture. Elle a même été factrice pour un temps. Cela explique sans doute pourquoi la variabilité comme le réchauffement du climat la préoccupent depuis longtemps. Au départ, ses œuvres cinétiques projetaient ombres et reflets lumineux d’objets domestiques qu’elle trouvait dans son environnement jusqu’à ce que les bouteilles d’eau, la pellicule de plastique ou les ustensiles à usage unique s’ajoutent à son répertoire. L’effet de ses objets animés peut être déroutant : une simple ampoule fixée sur une manivelle à coulisse s’avance doucement vers une corbeille de plastique auréolée de bouteilles d’eau recyclées. Elle projette l’ombre portée de motifs abstraits et concentriques dans un lent mouvement qui s’étend à tout l’espace avant que cette ombre se contracte en son centre. Bien que nous soyons entièrement envoûté·es par la projection de cette forme harmonieuse à l’allure d’un mandala, les objets de plastique dont elle tire ses effets donnent matière à réflexion. Ce contraste de sens fait écho à l’éveil collectif qui déferle depuis le tournant du nouveau siècle : l’urgence climatique auquel nous sommes tous et toutes désormais confronté·es. Intitulée Le déclin bleu, la série aborde cette question politique à partir d’une expérience qui suscite l’émerveillement à laquelle l’artiste injecte une bonne dose d’humour caustique.

« Tous les temps ne se ressemblent pas », aimait à rappeler Don Quichotte. Le temps à l’échelle de l’environnement ne se mesure pas en années, il doit se compter en milliers d’années. Or, le rythme de nos vies, associé aux innovations et à la croissance économique, a produit une accélération sociale sans précédent. Pour autant, on ne peut accélérer une société sans qu’il y ait de conséquences désastreuses pour la préservation des mondes de la vie. La performance Silence radio que Diane Landry a réalisée en 2008 offre une figuration allégorique de cet horizon temporel paradoxal, comme la qualifie Hartmut Rosa, observable dans l’animation image par image qui en a résulté. L’artiste s’est photographiée pendant vingt-quatre heures trois journées différentes en reprenant la même pose toutes les minutes, installée devant les fenêtres du Studio du Québec à New York, où elle réalisait une résidence. Un programme de montage vidéo lui permet de condenser chacune des vingt-quatre heures en un peu moins de huit minutes. Si le décor ne change pas, un léger mouvement saccadé anime le corps immobile de l’artiste tandis que des variations de lumière révèlent le passage du jour et de la nuit. Cette étonnante accélération temporelle ne peut faire autrement qu’évoquer le rythme aliénant auquel nous sommes quotidiennement soumis. À cela s’ajoutent les innovations technologiques conçues pour nous permettre d’aller encore plus vite. Cet impératif de rapidité, rappelle Rosa, agit « comme si nous déambulions sur un escalier roulant descendant sur lequel il nous faudrait monter : si nous n’accélérons pas, si nous ne faisons pas l’effort de presser le pas, alors nous régressons ». C’est sans doute ce qui explique que le temps paraît nous manquer plus que jamais.

 

À propos de l’artiste

Portrait de Diane Landry. Avec l’aimable permission de l’artiste.

Diane Landry vit et travaille à Québec. Elle fait d’abord des études en technique des sciences naturelles et travaille dans un centre de recherche en agriculture pendant 5 ans. À l’âge de 25 ans, elle prend la décision de devenir artiste en assumant son rêve devenu nécessité. Elle retourne aux études et obtient un baccalauréat en arts visuels de l’Université Laval (1987) et une maîtrise en arts plastiques de la Stanford University (2006), en Californie. Elle se croyait peintre, mais par la pratique en atelier et la réalité quotidienne, elle se dirige naturellement vers la production d’œuvres installatives et performatives influencées par le readymade et ses préoccupations pour le recyclage. Bref, elle bricole, elle patente. Elle aime se mettre dans des contextes qui viennent ébranler ses habitudes de création, en réalisant des résidences d’artiste à travers diverses cultures. Ces séjours bousculent ses réflexes de création et l’amènent vers des défis constamment renouvelés. Ses œuvres ont fait l’objet d’une large diffusion au Canada, aux États-Unis, en Amérique latine, dans plusieurs pays d’Europe, en Chine et en Australie. En 2014, elle obtient la bourse de carrière Jean-Paul-Riopelle, offerte par le Conseil des arts et des lettres du Québec. Elle reçoit l’une des prestigieuses bourses de la John Simon Guggenheim Memorial Foundation à New York en 2015. Elle réalise de nombreuses commandes de projets artistiques et ses œuvres font partie de plusieurs collections. Landry est représentée par Vivianeart Gallery (Calgary) et Carl Solway Gallery (Cincinnati, Ohio).

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