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Type d'exposition Archives: Expositions antérieures

EXPOSITION | Mécanique céleste – Diane Landry

Le Musée régional de Rimouski est heureux de présenter durant l’hiver 2024 un « programme double » mettant à l’honneur le travail de l’artiste Diane Landry. Mécanique céleste et Les prévisions transparentes. Commissariées par Marie J. Jean et Claudine Roger, Ces expositions sont produites et mises en circulation par VOX, Centre de l’image contemporaine. 

 

MÉCANIQUE CÉLESTE

EXPOSITION JEUNESSE. À l’affiche jusqu’au 15 avril 2024

Diane Landry lance un défi de taille aux enfants d’âge primaire : s’interroger sur leur rapport au temps. L’exposition Mécanique céleste les invite ainsi à réfléchir à leur place dans les échelles du temps cosmique, géologique et humain et à tenter de dépasser la perspective anthropocentrique dans une visée écologique.

Vue de l’exposition Diane Landry. Mécanique céleste, VOX, 2023, Photo : Prune Paycha

 

Adepte du recyclage et de l’assemblage, Diane Landry poursuit ici ses réflexions sur la durée de vie utile d’objets hétéroclites. Des disques photographiques aux motifs quasi abstraits, activés par des engrenages, évoquent de curieuses planètes ou encore des horloges détraquées. Leur surface est surmontée de tubes transparents dans lesquels s’écoulent diverses petites pièces, un peu comme des sabliers. Les sculptures murales, qui sont fabriquées à partir de toutes sortes d’objets récupérés par l’artiste, tels que des clés, des jantes de vélo ou des sacs en plastique, soulignent la possibilité de leur donner une nouvelle vie.

Vue de l’exposition Diane Landry. Mécanique céleste, VOX, 2023. Photo : Michel Brunelle

Le mouvement de ces composants – auxquels s’ajoute un envoûtant mandala motorisé composé d’un panier à linge et de bouteilles d’eau recyclées – est calqué sur les cycles naturels plutôt que sur le temps linéaire imposé par la culture occidentale. Par leur vitesse et leur sens de rotation, ces œuvres inculquent aux enfants les différentes temporalités propres aux plantes, aux animaux, aux minéraux et aux astres. En contraste, les Calorifères, créatures lumineuses contenues dans des sacs de céréales du commerce, semblent figés dans leurs cocons de fortune en attendant de pouvoir libérer leur énergie.

[Texte de Geneviève Marcil]

 

À propos de l’artiste

Portrait de Diane Landry. Photo : Emmanuelle Duret.

Diane Landry vit et travaille à Québec. Elle fait d’abord des études en technique des sciences naturelles et travaille dans un centre de recherche en agriculture pendant 5 ans. À l’âge de 25 ans, elle prend la décision de devenir artiste en assumant son rêve devenu nécessité. Elle retourne aux études et obtient un baccalauréat en arts visuels de l’Université Laval (1987) et une maîtrise en arts plastiques de la Stanford University (2006), en Californie. Elle se croyait peintre, mais par la pratique en atelier et la réalité quotidienne, elle se dirige naturellement vers la production d’œuvres installatives et performatives influencées par le readymade et ses préoccupations pour le recyclage. Bref, elle bricole, elle patente. Elle aime se mettre dans des contextes qui viennent ébranler ses habitudes de création, en réalisant des résidences d’artiste à travers diverses cultures. Ces séjours bousculent ses réflexes de création et l’amènent vers des défis constamment renouvelés. Ses œuvres ont fait l’objet d’une large diffusion au Canada, aux États-Unis, en Amérique latine, dans plusieurs pays d’Europe, en Chine et en Australie. En 2014, elle obtient la bourse de carrière Jean-Paul-Riopelle, offerte par le Conseil des arts et des lettres du Québec. Elle reçoit l’une des prestigieuses bourses de la John Simon Guggenheim Memorial Foundation à New York en 2015. Elle réalise de nombreuses commandes de projets artistiques et ses œuvres font partie de plusieurs collections. Landry est représentée par Vivianeart Gallery (Calgary) et Carl Solway Gallery (Cincinnati, Ohio).

 

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EXPOSITION | Reminisci ou la mémoire volontaire – Catherine Arsenault


Le Musée régional de Rimouski est heureux de présenter sa nouvelle exposition, Reminisci ou la mémoire volontaire, signée par l’artiste Catherine Arsenault. L’exposition est à l’affiche du 1er février au 31 mars 2024.

 

Fruit de 3 années de travail, l’exposition Reminisci ou la mémoire volontaire regroupe quatre corpus d’œuvres inspirés de l’univers floral et explore le thème du processus de la remémoration et de l’évocation. Les œuvres évoquent le drame de Polytechnique survenu le 6 décembre 1989. Elles transforment la salle d’exposition en un lieu de mémoire sur la violence faite à ces femmes.

L’exposition est composée de 14 tableaux photographiques de bouquets floraux qui incorporent de réelles fleurs cueillies par l’artiste dans son jardin, créant ainsi de minutieux trompe-l’œil ; d’une phrase photographique qui témoigne avec sensibilité des moments où la fragilité de la vie et le chaos se rencontrent et se chevauchent ; de la vidéo Lacrimosa dans laquelle l’artiste relate les étapes de son projet de création et témoigne de sa lecture intime et historique de l’événement ; et d’une courtepointe en papier en hommage à 499 femmes victimes d’un féminicide qui ont accompagné Catherine Arsenault tout au long de ce projet.

 

***

Ce travail est avant tout un acte d’empathie.

Ce travail est un acte de conscience, un acte engagé, militant et de dénonciation.

Ce travail est une vigile lucide dénonçant cette calamité puisqu’à travers le monde, le corps des femmes est devenu une arme de guerre et de destruction massive.

— Catherine Arsenault.


***

À propos de l’artiste 

Catherine Arsenault a depuis l’enfance été inspirée par la nature et l’exploration des multiples sensations révélées au fil de ses observations. Après des études en arts plastiques au Cégep de Rimouski et en photographie au Cégep de Matane, elle s’installe à Montréal en 1982 pour poursuivre sa pratique photographique et participer à plusieurs expositions conjointes et solos. Les années suivantes sont marquées par la naissance de ses deux fils et son approche photographique devient alors de plus en plus intime et autobiographique. En 1996, elle prend les rênes du studio du photographe Jean-François Bérubé, avec qui elle partage sa vie et sa passion pour la photographie. À la création en 2011 des Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie, Catherine est conseillère à la programmation et aux présentations des expositions, qui réunissent annuellement les grands noms de la photographie dans le monde. En 2015 elle se consacre à ses projets personnels et retourne vivre à Rimouski. Il y a longtemps que Catherine Arsenault cherchait la bonne approche pour relier la photographie au jardinage, deux pratiques intimement liées à son existence. Depuis 2012, elle s’emploie à conjuguer la photographie, les végétaux naturalisés et la couture. Depuis septembre 2022, elle fait partie de la première cohorte au Certificat en création artistique à l’Université du Québec à Rimouski.

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EXPOSITION | ÉVEIL – Andreas Rutkauskas


Le Musée régional de Rimouski est heureux de présenter sa nouvelle exposition, ÉVEIL, signée par l’artiste Andreas Rutkauskas.
L’exposition est à l’affiche du 6 octobre 2023 au 4 février 2024.

 

Commissariée par Franck Michel, l’exposition Éveil présente le travail que mène depuis 2017 Andreas Rutkauskas autour des écosystèmes forestiers de l’Ouest canadien, adaptés au feu. Par l’entremise de la photographie, l’artiste s’attache à observer les réactions et la régénérescence de ces écosystèmes, après leur dévastation par les incendies.

Photographies à grande échelle, captation sonore et technologie immersive composent l’exposition, qui réunit les séries Après le feu/ After the Fire et Témoins silencieux/Silent Witnesses. Cheminant sur les sentiers des forêts incendiées de la région de l’Okanagan (Colombie-Britannique) à divers stades de leur régénérescence, Rutkauskas documente, parmi les restes d’une végétation calcinée, le fragile réveil de la biodiversité au gré de son adaptation à un environnement en pleine évolution.

Adoptant une posture contemplative, l’artiste porte un regard attentif sur cet écosystème en mutation, s’y immerge, s’y confronte. Ses photographies recèlent la charge émotive et sensorielle de l’expérience. L’atmosphère sereine qui en émane contraste avec la violence des incendies dont les traces marquent encore le paysage.

Les images d’Andreas Rutkauskas révélent la prodigieuse résilience de la nature, élargissent notre compréhension de la fonction restauratrice des feux de forêt et nous alertent sur les conséquences dramatiques des dérèglements climatiques et de nos choix sociétaux.

 

À propos de l’artiste 

Né à Winnipeg en 1980, Andreas Rutkauskas détient une maîtrise en beaux-arts de l’Université Concordia (2007). Ses œuvres ont été présentées dans diverses expositions individuelles et collectives et reproduites dans plusieurs revues. Il a également reçu plusieurs bourses du Conseil des arts et des lettres du Québec (2013, 2011 et 2010) et du Conseil des arts du Canada (2012 et 2011).

Adepte d’une approche phénoménologique du monde, Andreas Rutkauskas participe à la constitution d’une vaste encyclopédie photographique sur les paysages en transformation ; son œuvre des quinze dernières années rend compte de l’impact de l’exploitation des ressources naturelles, comme des stratégies et technologies déployées par l’humain pour contrôler son environnement. Bien que sa démarche revête une portée environnementaliste affirmée, elle ne se fait pas pour autant revendicatrice ou provocatrice. Elle se situe plutôt au croisement d’une pratique engagée et d’une exploration de l’expérience paysagère rythmée par la marche. La force de l’œuvre réside à l’évidence dans ce subtil équilibre.

www.andreasrutkauskas.com

 

Autour de l’exposition

★ Un texte inédit de la poète Annie Landreville, inspiré par l’œuvre d’Andreas Rutkauskas et la thématique des feux de forêt, accompagne l’exposition.

★ Au pied des spectres, dans la cendre, une création musicale de Christian Dubé en écho à l’exposition, sera présentée au public le 26 octobre 2023 à 17h.
En partenariat avec le Conservatoire de musique de Rimouski, qui célèbre cette année ses 50 ans.

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EXPOSITION | Les pays intérieurs – Nutshimit


En collaboration avec Loto-Québec
et Adélard Frelisburgh, le Musée régional de Rimouski est heureux de présenter l’exposition Les pays intérieurs – Nutshimit. L’exposition est à l’affiche du 17 septembre 2023 au 28 janvier 2024. 


Commissariée par le cinéaste Charles Binamé et l’écrivaine Naomi Fontaine, l’exposition offre un regard inédit sur une quarantaine d’œuvres de la Collection Loto-Québec, parmi lesquelles les visiteurs retrouveront celles d’Alfred Pellan, de Riopelle ou Roland Giguère, pour n’en citer que quelques-uns.

Les pays intérieurs – Nutshimit s’est construite autour des riches échanges qu’ont entretenus les commissaires, autour du thème de la frontière. Ce dialogue a engendré des textes poétiques qui accompagnent les œuvres sélectionnées et qui explorent une série de sujets liés à l’exposition : le lieu, le territoire, le sentiment d’appartenance, l’altérité.

D’abord présentée en Estrie (Frelighsburg, 2021), l’exposition a été adaptée du français vers l’innu pour sa présentation au Musée régional de la Côte-Nord (Sept-Îles), en 2022. On doit cette adaptation à la poétesse innue Joséphine Bacon.  

 

À propos des deux commissaires 

« Cette rencontre avec Naomi Fontaine, que je ne connaissais pas, fut une expérience particulièrement heureuse par sa spontanéité sincère résultant d’une confiance tout aussi simple et directe. Un mouvement naturel s’est engagé, curieux, profond et mû par le désir conscient ou non, d’une transgression de nos frontières humaines. »

Charles Binamé, cinéaste et co-commissaire de l’exposition Les pays intérieurs – Nutshimit 

 

« Lorsque Charles m’a parlé du territoire, j’ai su qu’on parlait le même langage. Le territoire de l’intime, avec ses fonctions, ses limites, le territoire de l’autre, ses accès, ses formes. J’ai dit oui à Charles, je lui ai fait confiance, parce qu’au-delà de nos différences, une chose nous unissait: le rêve d’abattre des frontières. »  

Naomi Fontaine, romancière et co-commissaire de l’exposition Les pays intérieurs – Nutshimit  

 

À propos de la Collection Loto-Québec

Depuis 1979, Loto-Québec soutient le milieu de la création québécoise et contribue à mettre la culture d’ici à la portée de tous. Sa collection rassemblant près de 5000 œuvres réalisées par plus de 1200 artistes est accessible afin que le plus grand nombre profite des bienfaits que l’art procure, notamment à l’intérieur de parcours culturels dans ses établissements de jeux et de prêts dans des établissements de santé et des expositions.


«
Cette exposition est le résultat d’une remarquable collaboration, et témoigne de la rencontre entre l’écriture et les arts visuels, nous rappelant que l’univers créatif est sans frontières. La présentation de l’exposition Les pays intérieurs – Nutshimit au Musée régional de Rimouski illustre la volonté de Loto-Québec de rendre l’art accessible à tous, mais également de mettre en relief le talent des artistes québécois et celui des deux commissaires. »

Éric Meunier, directeur de l’Engagement sociétal 

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EXPOSITION | Péninsule

 

Dans le cadre de sa programmation d’été 2023 et en collaboration avec le Musée de la Gaspésie, le Musée régional de Rimouski est heureux de présenter Péninsule, une exposition de l’artiste montréalais Michel Huneault. L’installation qui relie photographies, composantes audios et vidéos, sera présentée jusqu’au 3 septembre 2023.
 

Avec Péninsule, Michel Huneault propose une représentation contemporaine des impacts tant physiques qu’affectifs des changements climatiques, illustrés ici par la montée des eaux.  

Le projet artistique a été mené entre 2019 et 2022 dans les régions du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, dont le littoral est quotidiennement soumis à cette pression. Outillé d’un niveau laser, l’artiste parcourt le territoire en tentant initialement de marquer le paysage pour représenter la hauteur de l’eau lorsque la température augmentera de 2 à 4 degrés. 

L’intention n’est pas de tracer une ligne définitive, difficile voire impossible à situer : « Ce sont des projections hypothétiques, devenues lyriques et symboliques, car la ligne des eaux varie continuellement, dépendant des saisons et des marées, du vent, de la morphologie des baies, de la glaciation des eaux, de notre occupation du territoire. Cette ligne existe-t-elle si on ne la regarde pas ? », demande Michel Huneault. 

L’art comme vecteur de sensibilisation 

Au fil de la recherche et des rencontres qu’elle occasionne, le projet s’imprègne graduellement d’une dimension plus émotive, révélant un attachement partagé à ce territoire et aux souvenirs qu’il recèle : « Ce fut un point de discussion récurrent dans mes rencontres, central, mais jamais résolu. Je pense que le corpus porte sur la complexité de cette tension ressentie, sur la difficulté de réconcilier ces sentiments contradictoires quand il est question de changements climatiques, entre émotion et science, entre amour et peur, entre inertie et nécessité de s’adapter. » 

L’installation muséale qui en résulte est une œuvre immersive, à vivre avant tout comme une expérience sensorielle. Fondé sur la technologie et nourri des témoignages de la population locale, ce corpus invite au dialogue entre sciences et arts, rationalité et émotion. L’exposition devient ainsi source de réflexion quant aux façons de se mobiliser en tant que communauté, pour faire face aux changements constatés ou annoncés.
  

À propos de Michel Huneault 

Michel Huneault est un photographe documentaire et artiste visuel. Son travail s’articule autour des enjeux de développement, des traumatismes, de la migration et des réalités géographiques complexes, incluant les impacts des changements climatiques.  

Michel Huneault détient une maîtrise de l’Université de Californie à Berkeley, où il fut Rotary Peace Fellow, se penchant sur le rôle de la mémoire collective à la suite d’un traumatisme de grande ampleur. Avant de se consacrer à la photographie en 2008, il a travaillé plus d’une dizaine d’années en développement international.  

En 2015, son travail sur la tragédie de Lac-Mégantic reçoit en le prix Dorothea Lange-Paul Taylor, puis paraît l’année suivante sous le titre La longue nuit de Mégantic chez l’éditeur néerlandais Schilt. En 2016, la bourse Travers lui permet d’approfondir ses recherches sur les enjeux migratoires à travers cinq pays, en collaboration avec leurs diasporas au Canada et leurs familles dans leurs pays d’origine. En 2018, il a adapté Roxham – son projet visuel et sonore portant sur les passages de demandeurs d’asile en provenance des États-Unis vers le Canada – en une expérience de réalité virtuelle avec l’Office national du film du Canada. Au printemps-été 2020, il a été mandaté par le Musée McCord pour documenter les impacts de la Covid-19 à Montréal.

Plus d’informations sur le site web de Michel Huneault.


Remerciements de l’artiste
 

Ce projet de recherche et création a été rendu possible grâce à l’appui financier du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec, ainsi qu’à la collaboration de plusieurs organisations actives sur le territoire de travail : le Centre d’artistes Vaste et Vague, le Village en chanson de Petite-Vallée, le Centre communautaire de Douglas, le Centre d’artistes Est-Nord-Est, le Musée de la Gaspésie, les Rencontres de la photographie en Gaspésie, le Centre culturel de Paspébiac, la Fonderie Darling/Quartier Éphémère et le Pôle artistique et communautaire de la Gare de Matapédia. Un merci tout spécial aux citoyens qui ont participé à la démarche au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, et l’ont soutenue.

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EXPOSITION | Au fil des îles, archipels


Le Musée régional de Rimouski est heureux de présenter l’exposition
Au fil des îles, archipels, qui rassemble les œuvres des artistes Cécilia Bracmort, Léuli Eshrāghi, Patrick F. Henry, Kama La Mackerel, Yen-Chao Lin et Marigold Santos. 

Commissariée par Analays Alvarez Hernandez et Raquel Cruz Crespo et présentée en collaboration avec le Centre d’exposition de l’Université de Montréal, l’exposition Au fil des îles, archipels met en relation six artistes en provenance ou originaires d’îles à travers le monde. Au fil du temps, ces artistes se sont invité·es à Montréal/Tiohti:áke/Mooniyang, territoire autochtone non cédé. 

Les œuvres rassemblées dans cette exposition figurent l’insularité et l’exil, réels et imaginaires, présents et passées de leurs créateur·rices. Elles installent des rapports de proximité et d’éloignement, brouillant les distinctions qui opposent île de départ et île d’arrivée. À travers cette relation archipélique, l’exposition propose une représentation visuelle et affective de ce que nous sommes, et ce que nous devenons. 

En tant que rimouskois.es, habitant.e.s d’un territoire où coexistent des îles, l’exposition nous interpelle sur le rapport que nous entretenons avec elles. Quelle place tient dans nos vies ce paysage familier, que nous contemplons à distance sans l’habiter ? Les œuvres présentées pourront nourrir une réflexion.  

Les artistes et les commissaires sont de provenances diverses et revendiquent une multiplicité d’héritages. Leurs œuvres, qui portent leurs expériences de migration et de déplacement incessant, contestent les représentations du monde ancrées dans les récits coloniaux.

 

À propos des artistes  

Cécilia Bracmort est une artiste et commissaire française et canadienne vivant à Montréal. Son héritage caribéen (Martinique et Guadeloupe) influence ses pratiques artistiques et commissariales, qui sont axées sur les notions d’identité – individuelle ou collective –, de mémoire et d’histoire.
Site web de Cécilia Bracmort.

Léuli Eshrāghi, artiste, auteur·ice, commissaire et chercheur·se d’ascendance samoane/persane/ cantonaise. Iel s’interpose entre les territoires visuels afin de privilégier la visualité internationale autochtone et diasporique asiatique, les langues sensuelles et parlées, et les pratiques cérémonielles politiques.
Site web de Léuli Eshrāghi.

Patrick F. Henry est un artiste d’origine haïtienne qui vit à Montréal depuis 2011. Il est diplômé de l’Université du Québec à Montréal (UQAM, 2019). Artiste pluridisciplinaire, il explore la thématique du « devenir » à travers la sculpture, la peinture et l’installation.
Site web de Patrick F. Henry.

Kama La Mackerel est un·e auteur·ice multilingue, artiste visuel·le, performeur·e, traducteur·ice et éducateur·ice qui croit en l’amour, la transformation et la justice. Son travail interdisciplinaire façonne des espaces hybrides et articule des vocabulaires décoloniaux et queers.
Site web de Kama La Mackerel.

Yen-Chao Lin est une artiste multidisciplinaire basée à Montréal. Recueilleuse et passionnée d’histoire naturelle, elle collectionne des spécimens biologiques, botaniques et minéraux, et tout objet qui sonde les vestiges d’un passé récent ou lointain, ayant une histoire à raconter.
Site web de Yen-Chao Lin.

Marigold Santos privilégie une pratique artistique interdisciplinaire qui comprend le dessin, la peinture et l’impression, ainsi que la sculpture, le tatouage et le son. Son travail explore le soi et l’identité. Elle s’ouvre à la multiplicité, à la fragmentation et à l’autonomisation, en s’inspirant d’expériences de mouvement et de migrations.
Site web de Marigold Santos.
  

À propos des Commissaires 

Analays Alvarez Hernandez est historienne de l’art, commissaire d’exposition indépendante et professeure adjointe au département d’histoire de l’art et d’études cinématographiques de l’Université de Montréal. Elle s’intéresse aux pratiques artistiques actuelles, qu’elle étudie à la lumière des études postcoloniales, décoloniales et diasporiques. 

Raquel Cruz Crespo est titulaire d’un baccalauréat en histoire de l’art de l’Universidad de La Habana. Elle s’intéresse aux résidences d’artistes, à la médiation culturelle et aux espaces alternatifs d’art. Elle est présentement co-coordinatrice de la programmation artistique à DARE-DARE. 

  • L’exposition sera présentée jusqu’au 10 septembre 2023, salle Élisabeth Turgeon.
  • Pour en savoir plus : 

Consultez l’opuscule réalisé par le Centre d’exposition de l’Université de Montréal (CEUM). 

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Madame Bolduc en tournée

Du 17 novembre 2022 au 26 mars 2023

Salle Élisabeth-Turgeon

Cette exposition, offerte en français et en anglais, est produite par le Musée de la Gaspésie

Véritable voyage dans le temps, au cœur des années 30, l’exposition explore l’univers de la célèbre chanteuse, qui est originaire de Newport en Gaspésie. Relatant l’épopée des tournées de spectacles organisées par Mary Travers dite « La Bolduc », l’exposition est composée de photos et d’objets inédits tels que des bijoux, tenues de scènes, valises ainsi que sa première bannière promotionnelle produite en 1932 entièrement peinte à la main. Comme une incursion dans la vie de tournée de La Bolduc, le parcours donne l’impression d’accompagner de la loge à la scène, en passant par les studios et divers théâtres, celle qui a enregistré plus de 100 chansons et vendu des milliers de disques.

Aussi abordée dans une vision immersive, Madame Bolduc en tournée relate l’histoire et les événements significatifs de la vie de La Bolduc incluant chansons et turlutes. L’univers quotidien de la chanteuse est ainsi recréé, amenant les visiteuses et visiteurs de la cuisine au salon de l’artiste.

À propos de Mary Travers dite La Bolduc

D’abord épouse, mère et chanteuse, la gaspésienne Mary Travers devient rapidement femme d’affaire alors qu’elle fonde la troupe Bon Vieux Temps. En tournée de 1932 à 1937, la troupe sillonnera les routes du Québec pour ensuite parcourir le Nouveau-Brunswick, l’Ontario et la Nouvelle-Angleterre. Les prestations offertes sont multidisciplinaires et incluent de la musique, des sketches, vaudeville et chansons de type folklore. Les meilleurs comédiens de l’époque, des figures marquantes de l’âge d’or du burlesque au Québec dont Jean Grimaldi, Manda Parent, Rose Ouellet ainsi que Olivier Guimond père et fils participeront aux spectacles.

Le succès de madame Bolduc s’explique par ses chansons aux textes imagés qui traduisent les événements de la vie quotidienne, pensons à Ça va venir, Découragez-vous pas, J’ai un bouton sur la langue, La bastringue ou Les maringouins. Elle chante pour les siens, les ouvriers, les ménagères, les prolétaires… Bref, les gens qui, en ces jours de crise économique, ont bien besoin de se divertir. L’originalité unique qui la distingue, c’est la turlute, une sonorité musicale produite avec la bouche qui amuse et impressionne. La difficulté d’exécution découragera toutefois les imitateurs!

La population est invitée au vernissage de l’exposition Madame Bolduc en tournée, qui aura lieu à la salle Élisabeth-Turgeon du Musée régional de Rimouski ce jeudi 17 novembre à 17 h.

Envie d’en apprendre plus sur La Bolduc? Notre partenaire, le Musée de la Gaspésie, vous offre l’exposition virtuelle : Madame Édouard Bolduc, la voix du peuple .

Un résumé des faits marquants de la vie de Mary Travers, dite La Bolduc, est disponible sous forme de ligne du temps ici.

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Cynthia G. Renard, Tryphon : un cachalot du Saint-Laurent

Cynthia G. Renard : Tryphon, un cachalot du Saint-Laurent

Cynthia G. Renard, Tryphon, nageoire caudale, d’après les photographies d’observation des chercheurs du GREMM, 2022

 

Salle Fondation Jack Herbert

Du 23 octobre 2022 au 29 janvier 2023

☆ La conférence « Tryphon, une histoire sans fin » sera présentée le 15 décembre prochain, de 19 h à 20 h, en collaboration avec le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifère marins.

En septembre 2020, Cynthia G. Renard nous guidait sous la surface du fleuve pour une toute première fois, nous permettant d’y évoluer à échelles variables pour découvrir un univers liminal dont les mécanismes et le quotidien nous échappent en grande partie. Nous y avons fait l’inoubliable rencontre d’un cétacé de papier, un impressionnant rorqual bleu. De taille réelle, faisant 21 mètres de longueur, l’immense animal flottait à nos côtés dans la grande salle de la Fonderie Darling, en apesanteur, et nous pouvions l’observer à loisir sous tous les angles. Puis, simultanément à partir de nos tailles normales et miniaturisées, nous avons arpenté le fond marin, côtoyant crabes, homards, oursins, étoiles de mer et déchets plastiques.

Au printemps 2022, l’artiste nous a réitéré son invitation à nous immerger dans les eaux glacées du Saint-Laurent, nous conviant cette fois à nous familiariser avec sept des treize espèces de cétacés qui y coexistent. Les silhouettes peintes et découpées des marsouins communs, bélugas, globicéphales et autres odontocètes – les « cétacés à dents », par opposition aux mysticètes, les « cétacés à fanons » – étaient suspendues au plafond de la Galerie d’art Stewart Hall. Sur leurs revers étaient reproduites d’anciennes cartes du golfe et de l’estuaire, alors qu’à leurs flancs se trouvaient – au sol ou dans les airs – des tondos à teneur informative, références à la culture populaire ainsi qu’à notre passé colonial, des slogans environnementalistes, des crustacés activistes et autres oléoducs de papier.

C’est au Musée régional de Rimouski qu’est présenté le dernier volet de cette trilogie maritime initialement intitulée Sans toit ni loi, en écho au film canonique d’Agnès Varda (1985). Cette fois, Cynthia G. Renard se consacre à un individu photo-identifié et étudié par les communautés scientifiques : un cachalot macrocéphale prénommé Tryphon.

Biographie de l’artiste :

Cynthia G. Renard est artiste visuelle et poète. Elle a présenté des expositions individuelles majeures à la Fonderie Darling (2021), au Musée d’art de Joliette (2017), au centre Uma Certa Falta de Coerencia à Porto (2015), à la Esker Foundation à Calgary (2014) et au Musée d’art contemporain de Montréal (2005). L’artiste a été récipiendaire de bourses du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec pour compléter des résidences d’artistes à Paris, New York, Berlin et Londres. En 2018, elle a reçu le Prix Louis-Comtois décerné à un artiste mi-carrière, ainsi que le Prix de peinture Takao Tanabe du Musée des beaux-arts du Canada. Elle est professeure agrégée à l’Université Concordia.

www.cynthiagirardrenard.ca

☆ Pour le grand public

Un opuscule contenant un texte de présentation signé par la commissaire Ève De Garie-Lamanque a été produit pour accompagner l’exposition.

Cliquez ici pour le consulter ou le télécharger

 

Partenaires et mentions :

L’artiste remercie le Conseil des arts et des lettres du Québec de son appui financier,

ainsi que le GREMM (Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins) pour son étroite collaboration.

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Dialogues dans le temps, le Musée fête ses 50 ans !

 

Salle ÉLISABETH TURGEON

Dialogues dans le temps : Le Musée fête ses 50 ans !

Du 22 juin au 30 octobre 2022

Vernissage mercredi 22 juin à 18h

 

Inauguré le 24 juin 1972, le Musée régional de Rimouski célèbre cette année son cinquantième anniversaire. Parmi les premières institutions muséales en région au Québec, son histoire a une portée que peu de gens connaissent. Dans l’exposition sont abordées des thématiques en lien avec l’ADN du Musée; sa création, son évolution physique et idéologique, ses collections, ses expositions et publications, son écosystème et enfin ses projections vers l’avenir. Plusieurs formats y sont privilégiés, archives, vidéo, entrevues, textes, oeuvres et publications.

 

Nous vous invitons a venir célébrer en notre compagnie lors du vernissage le mercredi 22 juin.

Au programme pour l’occasion:

18h – Accueil et vin d’honneur

18h30 – Mots de Bienvenue

18h45 – Visite animée de l’exposition

19h – Prestation culinaire par l’artiste et cheffe Marie-Sophie Picard

 

Partenaire de présentation:

 

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COOKE-SASSEVILLE EN « PROGRAMME DOUBLE » CET ÉTÉ À RIMOUSKI !

Salle Fondation JACK HERBERT et Salle TROIS

Cooke- Sasseville

Du 12 juin au 9 octobre 2022

Vernissage en présence des artistes  le dimanche 12 juin à 14h.

 

Un « programme double » du duo d’artistes contemporains québécois formé de Jean-François Cooke et de Pierre Sasseville bien connu pour leurs œuvres d’art public. L’ensemble donnera un regard nouveau sur la démarche, l’iconographie et les préoccupations mises de l’avant par les enfants terribles de l’art actuel québécois.

Un projet proposé en collaboration avec EXPRESSION, Centre d’exposition de St-Hyacinthe

 

Désormais reconnu pour leur œuvre sculpturale humoristique à l’exubérance irrévérencieuse, le duo composé de Jean-François Cooke et de Pierre Sasseville évolue sur la scène artistique nationale depuis une vingtaine d’années.

Qualifié de déjanté, d’hétéroclite et de polymorphe, leur univers oscille constamment entre absurdité et exaltation ; entre l’émerveillement bon enfant et l’humour noir. Se situant bien au-delà de la simple blague, leur art comporte plusieurs niveaux de lecture, s’ancre dans la spécificité québécoise et collectionne les clins d’œil à l’histoire de l’art, à la culture populaire et à l’actualité politico-économique. Critique, autocritique et résolument postmoderne, il s’inscrit dans la longue tradition de la farce ou, plus précisément, de ce que les anglophones qualifient de physical comedy – du théâtre au cinéma burlesque américain en passant par le pantomime et le cartoon.

Spécialement concocté par Cooke-Sasseville et par Ève De Garie-Lamanque, conservatrice de l’art contemporain au Musée régional de Rimouski, ce « programme double » comprend une exposition commissariée permettant d’effectuer un retour sur les dix dernières années de pratique du duo, Les Deux pieds dans le patrimoine, ainsi qu’une nouvelle œuvre installative monumentale, État mortifère.

 


 

Médiation

✰ Activité de création autour de l’exposition :

Dimanche 24 juillet à 13h
Atelier de création littéraire 
autour de l’installation État mortifère du duo Cooke-Sasseville
Venez explorer par l’écriture les thématiques abordées par les artistes dans leurs oeuvres.
Les participantes et participants seront invités à écrire de courts textes à partir de différents exercices littéraires et à échanger entre eux.
GRATUIT – Contributions volontaires sur place lors de l’atelier
Inscription ☞ https://www.eventbrite.ca/…/billets-atelier-de-creation…

✰ Un opuscule contenant un texte de présentation signé par Ève De Garie-Lamanque a été produit pour accompagner l’exposition.

Cliquez ici:  Opuscule_Cooke-Sasseville  pour le consulter ou le télécharger


Suite à sa présentation au Musée régional de Rimouski, l’exposition sera présentée au Centre d’exposition Raymond-Lasnier à Trois-Rivières à l’automne 2022 puis à EXPRESSION, Centre d’exposition de Saint-Hyacinthe à l’hiver 2023.                                     

Les artistes remercient le Conseil des arts et des lettres du Québec et le Conseil des arts du Canada pour leur soutien financier.

 

 

 

À propos des artistes

Désormais reconnu pour leurs œuvres sculpturales humoristiques à l’exubérance irrévérencieuse, Cooke-Sasseville évolue sur la scène artistique nationale depuis une vingtaine d’années. Au fil des ans ils ont pris part à un nombre important d’expositions solos et collectives aussi bien sur la scène nationale qu’internationale.

Parallèlement à leur pratique artistique indépendante, Jean-François Cooke et Pierre Sasseville ont réalisé plusieurs oeuvres d’art public aussi bien dans le cadre de la politique québécoise d’intégration des arts à l’architecture que pour le compte de diverses municipalités dont, La Rencontre, installée à la place Jean Béliveau devant le Centre Vidéotron à Québec.

Site web des artistes: https://cooke-sasseville.com/

 

 

La Réserve, courtoisie Cooke-Sasseville

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