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Type d'exposition Archives: En cours

Traverser le territoire: Sculpture, tissage, ornementation

Artistes : Biennale d’art contemporain autochtone

Kinoo Arcentales, Quiereme Artesanal, Qaqaq (Kaka) Ashoona, Jason Baerg, Marta IX BALAM, Marilyn Boror Bor, Miguel Sosme Campos, Marcelo Galicia, Norman Gonzales, Byron Lopez, Luisfer Morales, Adamie Alaku Qakatuk, Shiñi’ beu’ Ramírez, Axangayou Shaa, Leah Shenandoah, TRAMA Textiles et Jeff Cán Xicay.

Commissaires invités : Armando Perla et Michael Patten

Date : Du 17 septembre 2026 au 1er février 2027

Vernissage grand public et performance de l’artiste maya-kaqchikel Marilyn Boror Bor le 17 septembre, à 17 h

La Biennale d’art contemporain autochtone (BACA) fait escale au Musée de Rimouski pour sa huitième édition. Pour l’occasion, les commissaires, Armando Perla et Michael Patten, ont réuni les oeuvres de dix-sept artistes qui créent un dialogue autour de la matière, du territoire et de la transmission des savoirs.

Des savoirs vivants

L’exposition met en lumière la façon dont les pratiques artistiques permettent la transmission des savoir-faire traditionnels tout en se transformant elles-mêmes. Les techniques apprises auprès des parents, des grands-parents et des aîné·e·s dans les communautés autochtones se réinventent à travers la création contemporaine.

La transmission familiale est aussi une thématique importante de l’exposition. L’oeuvre vidéo de Jeff Cán Xicay met en scène l’artiste kaqchikel tissant face à sa mère. Leurs corps servent de supports réciproques à deux métiers à tisser à ceinture. De son côté, l’artiste k’iche’ Luisfer Morales prolonge la réflexion sur les liens familiaux, puisqu’il propose des interventions architecturales au crochet, réalisées grâce à une technique apprise auprès de sa mère.

Les matériaux utilisés incluent entre autres le bois, le jade, les coquillages et les fibres végétales. Ces matériaux deviennent porteurs d’histoire et de savoirs transmis au fil des générations. Les artistes exposés pratiquent la gravure, le tissage, la broderie, l’ornementation et la sculpture.

La BACA réunit des artistes de l’Île de la Tortue, de Cemanahuac (Mesoamérique) et du Pacifique. Un total de 103 artistes autochtones et issu·e·s de la diaspora sont à l’honneur dans cette huitième édition de la Biennale. Le Musée reçoit une partie de cet impressionnant corpus.

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Domus: Vues d’intérieurs – 3 septembre au 22 novembre 2026

Artiste : Massimo Guerrera

Commissaire : France Leclerc

Date : Du 3 septembre au 22 novembre 2026

Vernissage grand public le 3 septembre, à 17 h

Affiche de l'exposition Domus: Vues d'intérieurs de Massimo Guerrera

L’exposition Domus: Vues d’intérieurs de Massimo Guerrera s’inscrit dans la vision artistique du Musée, Orées, portant sur le territoire. En effet, l’artiste accorde aux espaces intérieurs et extérieurs une attention soutenue. Ces environnements influencent le soi et les relations humaines qui s’y développent, et en retour, sont également influencés par eux. Cette présence au moment, à l’espace et aux relations nous invite à ouvrir nos oeillères. Elle nous permet de réfléchir à la porosité du soi, des autres, de l’environnement. 

Domus: Vues d’intérieurs inclut à la fois des installations sculpturales et des oeuvres murales combinant, entre autres, dessins et textes. À cela, s’ajoutent deux rencontres performatives avec l’artiste. Elles se tiendront au coeur de l’exposition les 5 septembre et 22 octobre. 

Guerrera crée ses oeuvres dans son atelier-maison sur une longue période de temps. Il réfléchit à leur transposition dans un lieu autre, notamment en salle d’exposition. Un dialogue s’établit ainsi entre deux endroits: l’atelier-maison et le musée, entre deux temporalités: le(s) moment(s) de création et l’exposition. Ce projet de recherche-création débuté en 2017 se déploie sur quinze ans. Il a déjà été présenté dans différentes institutions muséales. Chaque exposition du projet Domus montre l’avancement de la réflexion de l’artiste. En effet, Guerrera propose des oeuvres inédites directement inspirées de ses méditations sur la créativité, la présence au moment, l’environnement. 

En savoir plus sur l’artiste

Massimo Guerrera expose ses œuvres depuis 1989 au Canada et à l’étranger. Il enseigne les liens entre l’art et la méditation depuis 2002. Artiste et chercheur multidisciplinaire, il utilise différents médiums, tels que le dessin, la peinture, l’écriture, la photographie, l’installation et la performance. Il s’intéresse aux liens subtils entre l’espace mental des pratiques artistiques et leur espace physique, et aux processus relationnels qui les entourent. 

Sa démarche porte sur les oscillations sensibles vécues dans l’espace-temps de sa pratique et ses rencontres. Articulée depuis 1990 autour de l’altérité et des rythmes des environnements, sa pratique performative et contemplative s’ancre dans un travail quotidien, nourri par une pratique méditative et réflexive. 

Ses recherches s’incarnent dans des projets conceptuels et poétiques de longue durée auxquels s’ajoute une série de collaborations. Ses projets continuent toujours d’évoluer au rythme de ses rencontres et de ses réflexions. 

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Du seuil à la Cime – 18 juin au 27 septembre 2026

Artiste : Jacynthe Carrier

Commissaire : France Leclerc

Date : Du 18 juin au 27 septembre 2026

Vernissage le 18 juin, à 17 h

Pré-vernissage exclusif aux membres dès 16 h en présence de l’artiste

Dans le cadre de la vision artistique Orées portée par le Musée, l’exposition Du Seuil à la cime de Jacynthe Carrier s’inscrit dans la trilogie du territoire : intime, relationnelle et géographique. En investissant une butte en friche en bordure d’autoroute, lieu souvent ignoré, l’artiste transforme cet espace délaissé en terrain d’expérience, d’écoute et de cohabitation. 

Grâce à une démarche portée par l’enchaînement des saisons, alimentée par l’observation et le déplacement, l’exposition révèle la dimension intime territoire : le paysage devient espace vécu, traversé par les perceptions, la mémoire et les transformations du vivant. 

La dimension relationnelle apparaît dans les performances où humains et présences vivantes interagissent. Marcher, sauter, traverser composent une chorégraphie collective fondée sur l’attention et l’interdépendance. 

Enfin, la dimension géographique s’ancre dans des lieux marqués par l’activité humaine, comme un ancien chantier devenu friche favorisant la biodiversité. L’œuvre met en lumière les tensions entre abandon et résilience du vivant. 

À travers l’installation multidisciplinaire – filmique, sonore et photographique -, le territoire apparaît comme une matière vivante, en constante transformation, où se croisent gestes, mémoires et récits.

En savoir plus sur l’artiste

Jacynthe Carrier s’investit, depuis plus de quinze ans, dans une pratique autour du vivant et de l’image. Préoccupée par les tensions qui animent les territoires contemporains et nos relations à ceux-ci, elle crée des performances et des installations qui explorent, par le mouvement et la présence du corps collectif, des espaces de connexions et la possibilité de générer de nouveaux récits. Alliant à la
fois des actions qui relèvent du quotidien et des gestes qui émanent d’écriture poétique, les scènes performatives de Jacynthe Carrier conçoivent le corps collectif comme un outil de réflexion sur nos différents rapports au monde.

Influencée autant par l’histoire des lieux que par nos défis écologiques présents et futurs, ses œuvres sont créées dans une approche participative, en étroite collaboration avec les artistes et les participant.e.s qui prennent part à ses projets. Ses travaux ont fait l’objet de plusieurs reconnaissances et ont été présentés dans de nombreux contextes, majoritairement au Québec, mais également au Canada et lors
d’expositions à l’international. Ses œuvres font partie de collections privées et muséales. Elle vit dans le grand Onyionhwentsiïo (Québec) avec sa famille aux abords de la rivière Akiawenrahk.

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Orées : une trilogie sur le territoire

Orées, la vision artistique du Musée pour les prochaines années

Le cycle d’expositions Orées propose une exploration du territoire dans ses dimensions intimes, relationnelles et géographiques. Le territoire y est entendu dans son acception la plus vaste : lieu d’ancrage et de mémoire, de filiations et d’appartenances. Un territoire en devenir est ainsi mis en relief, celui-ci constamment rejoué par les gestes artistiques et les œuvres qui le façonnent l’interpellent. Orées se fait métaphore de tout ce qui s’amorce : aubes, tremblements, promesses. Ce cycle d’expositions invite à une traversée, un appel à franchir et à écouter ce qui débute, là où le territoire n’est pas seulement donné, mais en train de se faire.  

Comme le rhizome qui relie sans centre ni fin, Orées engage une logique d’entrelacement. Par leurs échos et leurs écarts, les expositions dessinent une cartographie mouvante et interconnectée du territoire. Chaque proposition, par leurs activations performatives ou leurs immersions dans le réel, présentent des manières d’habiter autrement. Certaines œuvres déborderont des murs du Musée, investissant le paysage ou la communauté dans des formes tantôt discrètes, tantôt manifestes. 

Orées propose ainsi une expérience de traversées multiples de différents territoires invitant à une écoute élargie de soi, de l’autre et du lieu. 

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