Artistes : Guillaume Bégin Champagne, Richard Ibghy et Marilou Lemmens, Meryl McMaster, Graeme Patterson, Dominique Paul et Éloïse Plamondon-Pagé
Commissaire invitée : Marie Perrault
Chargées de projet : France Leclerc et Annabelle Francoeur
Dates : 12 février au 7 juin
Vernissage le 12 février, à 17 h
Pré-vernissage exclusif aux membres dès 16 h
© Oeuvre de Dominique Paul, série Damoiseaux, 2021
Entre oiseaux
Du 12 février 2026 au 7 juin 2026, le Musée de Rimouski présente une exposition explorant les territoires que nous partageons avec les oiseaux et la fascination que ces derniers exercent sur nous dans ce contexte.
Vu le nombre d’adeptes d’ornithologie que compte le Bas‑Saint‑Laurent, une région de prédilection pour l’observation d’oiseaux d’habitats variés, cette exposition a été orchestrée pour coïncider avec la période de migration printanière, qui s’étend de la mi‑mars à la mi‑juin. Toutefois, le propos ne s’articule pas à strictement parler autour de ce phénomène, mais aborde plutôt l’imaginaire que le voisinage des oiseaux stimule en nous, offrant ainsi une portée plus large à l’exposition. La fascination croissante qu’exercent ces créatures sur plusieurs d’entre nous constitue en effet une part importante de ce qui nous relie à eux.
Cette exposition explore spécifiquement ce que les oiseaux sont et font, et comment leurs comportements parfois énigmatiques captent notre intérêt et ont une incidence sur nos vies. Les points de rencontre avec les oiseaux mis ici de l’avant par les artistes éveillent cet émerveillement qu’ils suscitent. Les œuvres décrivent des cohabitations entre oiseaux et humains, tout en soulevant des questions quant à la protection des milieux de vie et des populations aviaires.
Cette présentation s’inscrit en marge de la trilogie sur le territoire Orée, le cadre artistique nouvellement revu du Musée de Rimouski. Celui-ci se décline en trois volets : l’intime (territoire personnel et introspection), le relationnel (contact avec autrui et le vivant) et le géographique (habitat et migration). Se déployant comme des rhizomes, ces volets se recoupent sans hiérarchie, se répondent en écho et invitent à repenser notre relation au monde comme un réseau vivant plutôt que dans une perspective linéaire.
L’exposition regroupe des œuvres des artistes Guillaume Bégin Champagne (Montréal, Qc), Meryl McMaster (Chelsea, Qc), Graeme Patterson (Sackville, N.-B.), Dominique Paul (Longueuil, Qc) et Éloïse Plamondon Pagé (Québec, Qc), ainsi que du duo formé de Marilou Lemmens et Richard Ibghy (Durham-Sud, Qc).
Ces artistes de la relève ou de renommée québécoise, canadienne ou internationale présentent des œuvres allant de l’installation sonore au dessin, en passant par la sculpture, l’art public, la vidéo et la photographie. Résolument ancré dans l’imaginaire, le vécu et l’affect, l’ensemble éveille à la richesse que représente la cohabitation avec les oiseaux afin de nous sensibiliser à la nécessité de leur protection, en dehors d’une argumentation scientifique rationnelle.
– Marie Perrault, commissaire invitée
En savoir plus sur les artistes
Guillaume Bégin Champagne
Guillaume Bégin Champagne vit et travaille à Montréal. D’abord formé en musique classique et en conception sonore, il décroche un baccalauréat en arts plastique à l’Université Concordia en 2021, où il fait converger ses intérêts pour la musique et les arts visuels. Il s’initie ensuite à la céramique et produit un vaste corpus d’instruments de musique expérimentaux, notamment utilisés lors de prestations publiques au Centre d’art Rozynski (Barnston-Ouest, Qc) en 2023. Il développe en parallèle une production de pièces utilitaires pour des marchés et des expositions éphémères à Montréal. Son travail a été soutenu à plus d’une reprise par le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et le Conseil des arts du Canada (CAC). Il était de la cohorte 2025 de l’événement artch, art contemporain émergent.
Richard Ibghy et Marilou Lemmens
Richard Ibghy et Marilou Lemmens créent des installations, des vidéos, des sculptures, des photographies, des livres d’artistes et des œuvres d’art public. Dans le cadre d’une pratique collaborative, ils se penchent depuis plusieurs années sur l’histoire et le pouvoir des méthodes scientifiques, dont le langage de l’économie, la magie des statistiques, la capacité des modèles à influencer l’avenir, l’esthétique de la visualisation des données et le design des expériences en laboratoire. Plus récemment, leurs œuvres ont porté sur un élargissement des concepts d’hospitalité, de soin et de communication entre les espèces. Leurs œuvres ont fait l’objet de nombreuses expositions monographiques au Québec, au Canada et à l’étranger. Ils ont de plus participé à plusieurs événements internationaux. Leur travail a été soutenu lors de nombreuses résidences d’artistes et récompensé par plusieurs prix. Ils vivent et travaillent à Durham-Sud, au Québec.
Meryl McMaster
Meryl McMaster est une photographe canadienne et crie des plaines qui vit et travaille à Chelsea au Québec, non loin d’Ottawa. Elle explore son héritage culturel autochtone par le biais d’autoportraits incorporant la production d’accessoires, de vêtements sculpturaux et de performances la mettant en relation avec la terre, l’histoire, la culture et le monde plus qu’humain. De 2006 à 2010, elle fréquente l’Université de l’École d’art et de design de l’Ontario à Toronto, où elle se spécialise en photographie. Elle a participé à des expositions au Musée des Beaux-Arts du Canada à Ottawa, au Musée des Beaux-Arts de Montréal, à l’Art Gallery of Ontario et au Museum of Contemporary Canadian Art à Toronto, ainsi qu’au National Museum of American Indian de la Smithsonian à Washington, aux États-Unis. Elle a représenté le Canada dans la triennale New Worlds: Women to Watch 2024 au National Museum of Women in the Arts à Washington.
Graeme Patterson
Alliant sculpture, costumes et maquettes, animation image par image, robotique, programmation interactive, réalité virtuelle et musique, le travail de Graeme Patterson nous plonge au cœur d’un univers onirique. Fruit d’un processus créatif lent et méticuleux, son œuvre nous entraîne dans des mondes parallèles chargés d’émotions, de rêves, de jeux, de souvenirs, et imprégnés de nature et de nostalgie, explorant des thèmes personnels, sociaux et écopolitiques à travers un mélange d’humour absurde et de récit de soi. Au cours des 20 dernières années, il a produit les corpus Woodrow, Secret Citadel et Strange Birds, présentés en tournées pancanadiennes, notamment à la Galerie de l’UQAM (Qc), à la Beaverbrook Art Gallery, (N.-B.), à la Dalhousie University Art Gallery (N.-É.) et à la Grenfell University Art Gallery (T.-N.-L.). Né à Saskatoon, Graeme Patterson vit et travaille à Sackville (N.-B.), d’où il collabore avec plusieurs artistes et musiciens à la réalisation d’installations multimédias complexes et de clips vidéo.
Dominique Paul
Artiste multidisciplinaire, Dominique Paul vit et travaille à Longueuil et est représentée à New York par Miyako Yoshinaga. Au moyen de photographies et de collages, d’installations et de dispositifs numériques, elle met en scène des oiseaux d’espèces et de provenances diverses. Elle invite à se pencher sur leur monde singulier et à se préoccuper de leur devenir, notamment celui des espèces menacées, ou en voie de disparition. En 2023, une exposition solo, Silent Fall, lui a été consacrée au Art Museum of the Americas (AMA) à Washington, D.C.. Elle y a présenté Red|Rojo|Rouge|Vermelho, oeuvre performative créée à l’occasion d’une assemblée extraordinaire des ambassadeurs des pays des Amériques à l’Organisation des États des Amériques. Son travail en vidéo a été présenté au 10 Times Square et en festival (N.Y., L.A., Marseille, etc). Le HuffPost, Time Out, New York, The Cut, Artslant, SFAQ, Photograph, Whitehot Magazine of Contemporary Art et The Washington Post ont tous publié des articles sur son travail.
Éloïse Plamondon–Pagé
Naviguant entre la photographie, la vidéo, l’installation, l’estampe, le dessin et l’écriture, Éloïse Plamondon Pagé explore les instants transitoires et furtifs qui nous traversent, nous habitent et nous façonnent. Basée à Québec, elle a participé à plusieurs résidences et projets de création en Amérique, en Europe, au Moyen-Orient et en Asie, où elle a aussi exposé son travail lors d’expositions individuelles ou collectives et de biennales internationales. À travers ce parcours nomade, elle s’intéresse à l’expérience du « local » et de l’« ailleurs » comme source de création, ainsi qu’à l’empreinte que les territoires familiers ou étrangers laissent en elle. Soutenue par le Conseil des arts du Canada (CAC) et le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), elle s’est aussi vu décerner plusieurs prix et distinctions. Aux États-Unis, elle est représentée par Alfa Gallery de Miami. Ses œuvres font partie de la Collection Méduse et de plusieurs collections privées.
En savoir plus sur la commissaire invitée
Autrice et commissaire, Marie Perrault s’intéresse aux questions touchant aux territoires et à la nature. Elle a signé plusieurs essais et comptes rendus, notamment pour Ciel variable, Vie des arts, Esse et ESPACE art actuel. Elle a assuré le commissariat principal de la Triennale Banlieue! 2022, intitulée Interrègnes, qui traitait des liens entre l’humain et la nature dans le contexte périurbain. Elle a signé les éditions Murmures du quotidien (2015), Mobilités (2016) et Présences des passés (2017) du Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul. Depuis 1995, elle a conçu plusieurs expositions pour le Musée de Rimouski, notamment des expositions de groupe et des artistes Jocelyne Alloucherie, Anne Ramsden, Bruno Santerre et Alan Storey, en plus d’orchestrer la présentation d’une série d’œuvres sur les fascines extérieures de l’édifice. Elle vit et travaille à Montréal et se consacre présentement à un récit rédigé à partir de souvenirs de son père, géologue, et traitant d’aspects humains de l’activité minière.
marieperrault.art/
Crédits
Techniciens au montage : Guillaume Leclerc, Jean-Marie Benoît, Seth Coté