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EXPOSITION | Les prévisions transparentes – Diane Landry

Le Musée régional de Rimouski est heureux de présenter durant l’hiver 2024 un « programme double » mettant à l’honneur le travail de l’artiste Diane Landry. Mécanique céleste et Les prévisions transparentes, les deux expositions proposées simultanément au public, seront inaugurées en présence de l’artiste, le jeudi 15 février 2024 à 17h. 

 

 

DIANE LANDRY. LES PRÉVISIONS TRANSPARENTES

EXPOSITION RÉTROSPECTIVE

Le temps est à l’endroit, rarement à l’envers. Sauf que réaliser une exposition rétrospective signifie faire ressurgir le passé, (re)découvrir des œuvres, les réinstaller, les contextualiser, en renouveler le sens, tout cela renvoyant encore et toujours au temps. Celui qui revient. Cette exposition fait ainsi un retour sur la carrière de Diane Landry et présente des installations cinétiques emblématiques, des vidéos de performance ainsi que Mécanique céleste, sa plus récente production, spécialement conçue pour les enfants. Si le temps est souvent conceptualisé par une ligne qui avance inexorablement, l’art de Diane Landry exprime d’autres horizons temporels qui ne se mesurent pas, mais qui se vivent et s’éprouvent.

Vue de l’exposition Diane Landry. Les prévisions transparentes, VOX, du 25 mars au 23 juin 2023. Photo : Michel Brunelle

 

 

À commencer par les mécanismes qui activent plusieurs de ses sculptures, mécanismes composés de petits moteurs, d’engrenages et de poulies dont certains entraînent un transfert d’énergie à d’autres engrenages. On les appelle roues de chronométrage parce que leur diamètre aura pour conséquence d’augmenter ou diminuer la vitesse de rotation et d’adopter différents rythmes, comme celui de la respiration humaine ou des ailes d’un moulin à vent. Il y a aussi, dans ses récentes installations Grande Ourse et Petite Ourse, une série de disques photographiques dont les mécaniques horlogères traduisent des temporalités étrangement désynchronisées. On constate encore, dans certains de ses dispositifs, la présence de sable, qui s’écoule dans des bouteilles d’eau à la manière de sabliers et dont le poids, aidé de petits moteurs, active d’étranges roues lumineuses qui évoquent des machines à mouvement perpétuel. Le temps fait des ronds, chez Diane Landry. Il se répète potentiellement à l’infini et nous rappelle qu’à l’échelle de la nature, il est régi par des cycles renouvelant la nuit et le jour, les saisons, les rotations lunaires et planétaires, sans oublier l’ensemble des stades biologiques.

Diane Landry cultive aussi le temps. Elle le vit et tente peu de le penser. Depuis le milieu des années 1990, elle l’occupe dans son atelier à bricoler ses sculptures et se consacre presque exclusivement à cette activité inventive. Elle travaille patiemment et lentement. Autrement, elle accompagne ses œuvres ou réalise des résidences d’artiste un peu partout sur la planète. Mais auparavant, elle a étudié et évolué dans les sciences naturelles et travaillé dans un centre de recherche dans le domaine de l’agriculture. Elle a même été factrice pour un temps. Cela explique sans doute pourquoi la variabilité comme le réchauffement du climat la préoccupent depuis longtemps. Au départ, ses œuvres cinétiques projetaient ombres et reflets lumineux d’objets domestiques qu’elle trouvait dans son environnement jusqu’à ce que les bouteilles d’eau, la pellicule de plastique ou les ustensiles à usage unique s’ajoutent à son répertoire. L’effet de ses objets animés peut être déroutant : une simple ampoule fixée sur une manivelle à coulisse s’avance doucement vers une corbeille de plastique auréolée de bouteilles d’eau recyclées. Elle projette l’ombre portée de motifs abstraits et concentriques dans un lent mouvement qui s’étend à tout l’espace avant que cette ombre se contracte en son centre. Bien que nous soyons entièrement envoûté·es par la projection de cette forme harmonieuse à l’allure d’un mandala, les objets de plastique dont elle tire ses effets donnent matière à réflexion. Ce contraste de sens fait écho à l’éveil collectif qui déferle depuis le tournant du nouveau siècle : l’urgence climatique auquel nous sommes tous et toutes désormais confronté·es. Intitulée Le déclin bleu, la série aborde cette question politique à partir d’une expérience qui suscite l’émerveillement à laquelle l’artiste injecte une bonne dose d’humour caustique.

« Tous les temps ne se ressemblent pas », aimait à rappeler Don Quichotte. Le temps à l’échelle de l’environnement ne se mesure pas en années, il doit se compter en milliers d’années. Or, le rythme de nos vies, associé aux innovations et à la croissance économique, a produit une accélération sociale sans précédent. Pour autant, on ne peut accélérer une société sans qu’il y ait de conséquences désastreuses pour la préservation des mondes de la vie. La performance Silence radio que Diane Landry a réalisée en 2008 offre une figuration allégorique de cet horizon temporel paradoxal, comme la qualifie Hartmut Rosa, observable dans l’animation image par image qui en a résulté. L’artiste s’est photographiée pendant vingt-quatre heures trois journées différentes en reprenant la même pose toutes les minutes, installée devant les fenêtres du Studio du Québec à New York, où elle réalisait une résidence. Un programme de montage vidéo lui permet de condenser chacune des vingt-quatre heures en un peu moins de huit minutes. Si le décor ne change pas, un léger mouvement saccadé anime le corps immobile de l’artiste tandis que des variations de lumière révèlent le passage du jour et de la nuit. Cette étonnante accélération temporelle ne peut faire autrement qu’évoquer le rythme aliénant auquel nous sommes quotidiennement soumis. À cela s’ajoutent les innovations technologiques conçues pour nous permettre d’aller encore plus vite. Cet impératif de rapidité, rappelle Rosa, agit « comme si nous déambulions sur un escalier roulant descendant sur lequel il nous faudrait monter : si nous n’accélérons pas, si nous ne faisons pas l’effort de presser le pas, alors nous régressons ». C’est sans doute ce qui explique que le temps paraît nous manquer plus que jamais.

 

À propos de l’artiste

Portrait de Diane Landry. Avec l’aimable permission de l’artiste.

Diane Landry vit et travaille à Québec. Elle fait d’abord des études en technique des sciences naturelles et travaille dans un centre de recherche en agriculture pendant 5 ans. À l’âge de 25 ans, elle prend la décision de devenir artiste en assumant son rêve devenu nécessité. Elle retourne aux études et obtient un baccalauréat en arts visuels de l’Université Laval (1987) et une maîtrise en arts plastiques de la Stanford University (2006), en Californie. Elle se croyait peintre, mais par la pratique en atelier et la réalité quotidienne, elle se dirige naturellement vers la production d’œuvres installatives et performatives influencées par le readymade et ses préoccupations pour le recyclage. Bref, elle bricole, elle patente. Elle aime se mettre dans des contextes qui viennent ébranler ses habitudes de création, en réalisant des résidences d’artiste à travers diverses cultures. Ces séjours bousculent ses réflexes de création et l’amènent vers des défis constamment renouvelés. Ses œuvres ont fait l’objet d’une large diffusion au Canada, aux États-Unis, en Amérique latine, dans plusieurs pays d’Europe, en Chine et en Australie. En 2014, elle obtient la bourse de carrière Jean-Paul-Riopelle, offerte par le Conseil des arts et des lettres du Québec. Elle reçoit l’une des prestigieuses bourses de la John Simon Guggenheim Memorial Foundation à New York en 2015. Elle réalise de nombreuses commandes de projets artistiques et ses œuvres font partie de plusieurs collections. Landry est représentée par Vivianeart Gallery (Calgary) et Carl Solway Gallery (Cincinnati, Ohio).

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EXPOSITION | Mécanique céleste – Diane Landry

Le Musée régional de Rimouski est heureux de présenter durant l’hiver 2024 un « programme double » mettant à l’honneur le travail de l’artiste Diane Landry. Mécanique céleste et Les prévisions transparentes. Commissariées par Marie J. Jean et Claudine Roger, Ces expositions sont produites et mises en circulation par VOX, Centre de l’image contemporaine. 

 

MÉCANIQUE CÉLESTE

EXPOSITION JEUNESSE. À l’affiche jusqu’au 15 avril 2024

Diane Landry lance un défi de taille aux enfants d’âge primaire : s’interroger sur leur rapport au temps. L’exposition Mécanique céleste les invite ainsi à réfléchir à leur place dans les échelles du temps cosmique, géologique et humain et à tenter de dépasser la perspective anthropocentrique dans une visée écologique.

Vue de l’exposition Diane Landry. Mécanique céleste, VOX, 2023, Photo : Prune Paycha

 

Adepte du recyclage et de l’assemblage, Diane Landry poursuit ici ses réflexions sur la durée de vie utile d’objets hétéroclites. Des disques photographiques aux motifs quasi abstraits, activés par des engrenages, évoquent de curieuses planètes ou encore des horloges détraquées. Leur surface est surmontée de tubes transparents dans lesquels s’écoulent diverses petites pièces, un peu comme des sabliers. Les sculptures murales, qui sont fabriquées à partir de toutes sortes d’objets récupérés par l’artiste, tels que des clés, des jantes de vélo ou des sacs en plastique, soulignent la possibilité de leur donner une nouvelle vie.

Vue de l’exposition Diane Landry. Mécanique céleste, VOX, 2023. Photo : Michel Brunelle

Le mouvement de ces composants – auxquels s’ajoute un envoûtant mandala motorisé composé d’un panier à linge et de bouteilles d’eau recyclées – est calqué sur les cycles naturels plutôt que sur le temps linéaire imposé par la culture occidentale. Par leur vitesse et leur sens de rotation, ces œuvres inculquent aux enfants les différentes temporalités propres aux plantes, aux animaux, aux minéraux et aux astres. En contraste, les Calorifères, créatures lumineuses contenues dans des sacs de céréales du commerce, semblent figés dans leurs cocons de fortune en attendant de pouvoir libérer leur énergie.

[Texte de Geneviève Marcil]

 

À propos de l’artiste

Portrait de Diane Landry. Photo : Emmanuelle Duret.

Diane Landry vit et travaille à Québec. Elle fait d’abord des études en technique des sciences naturelles et travaille dans un centre de recherche en agriculture pendant 5 ans. À l’âge de 25 ans, elle prend la décision de devenir artiste en assumant son rêve devenu nécessité. Elle retourne aux études et obtient un baccalauréat en arts visuels de l’Université Laval (1987) et une maîtrise en arts plastiques de la Stanford University (2006), en Californie. Elle se croyait peintre, mais par la pratique en atelier et la réalité quotidienne, elle se dirige naturellement vers la production d’œuvres installatives et performatives influencées par le readymade et ses préoccupations pour le recyclage. Bref, elle bricole, elle patente. Elle aime se mettre dans des contextes qui viennent ébranler ses habitudes de création, en réalisant des résidences d’artiste à travers diverses cultures. Ces séjours bousculent ses réflexes de création et l’amènent vers des défis constamment renouvelés. Ses œuvres ont fait l’objet d’une large diffusion au Canada, aux États-Unis, en Amérique latine, dans plusieurs pays d’Europe, en Chine et en Australie. En 2014, elle obtient la bourse de carrière Jean-Paul-Riopelle, offerte par le Conseil des arts et des lettres du Québec. Elle reçoit l’une des prestigieuses bourses de la John Simon Guggenheim Memorial Foundation à New York en 2015. Elle réalise de nombreuses commandes de projets artistiques et ses œuvres font partie de plusieurs collections. Landry est représentée par Vivianeart Gallery (Calgary) et Carl Solway Gallery (Cincinnati, Ohio).

 

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EXPOSITION | Reminisci ou la mémoire volontaire – Catherine Arsenault


Le Musée régional de Rimouski est heureux de présenter sa nouvelle exposition, Reminisci ou la mémoire volontaire, signée par l’artiste Catherine Arsenault. L’exposition est à l’affiche du 1er février au 31 mars 2024.

 

Fruit de 3 années de travail, l’exposition Reminisci ou la mémoire volontaire regroupe quatre corpus d’œuvres inspirés de l’univers floral et explore le thème du processus de la remémoration et de l’évocation. Les œuvres évoquent le drame de Polytechnique survenu le 6 décembre 1989. Elles transforment la salle d’exposition en un lieu de mémoire sur la violence faite à ces femmes.

L’exposition est composée de 14 tableaux photographiques de bouquets floraux qui incorporent de réelles fleurs cueillies par l’artiste dans son jardin, créant ainsi de minutieux trompe-l’œil ; d’une phrase photographique qui témoigne avec sensibilité des moments où la fragilité de la vie et le chaos se rencontrent et se chevauchent ; de la vidéo Lacrimosa dans laquelle l’artiste relate les étapes de son projet de création et témoigne de sa lecture intime et historique de l’événement ; et d’une courtepointe en papier en hommage à 499 femmes victimes d’un féminicide qui ont accompagné Catherine Arsenault tout au long de ce projet.

 

***

Ce travail est avant tout un acte d’empathie.

Ce travail est un acte de conscience, un acte engagé, militant et de dénonciation.

Ce travail est une vigile lucide dénonçant cette calamité puisqu’à travers le monde, le corps des femmes est devenu une arme de guerre et de destruction massive.

— Catherine Arsenault.


***

À propos de l’artiste 

Catherine Arsenault a depuis l’enfance été inspirée par la nature et l’exploration des multiples sensations révélées au fil de ses observations. Après des études en arts plastiques au Cégep de Rimouski et en photographie au Cégep de Matane, elle s’installe à Montréal en 1982 pour poursuivre sa pratique photographique et participer à plusieurs expositions conjointes et solos. Les années suivantes sont marquées par la naissance de ses deux fils et son approche photographique devient alors de plus en plus intime et autobiographique. En 1996, elle prend les rênes du studio du photographe Jean-François Bérubé, avec qui elle partage sa vie et sa passion pour la photographie. À la création en 2011 des Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie, Catherine est conseillère à la programmation et aux présentations des expositions, qui réunissent annuellement les grands noms de la photographie dans le monde. En 2015 elle se consacre à ses projets personnels et retourne vivre à Rimouski. Il y a longtemps que Catherine Arsenault cherchait la bonne approche pour relier la photographie au jardinage, deux pratiques intimement liées à son existence. Depuis 2012, elle s’emploie à conjuguer la photographie, les végétaux naturalisés et la couture. Depuis septembre 2022, elle fait partie de la première cohorte au Certificat en création artistique à l’Université du Québec à Rimouski.

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EXPOSITION | ÉVEIL – Andreas Rutkauskas


Le Musée régional de Rimouski est heureux de présenter sa nouvelle exposition, ÉVEIL, signée par l’artiste Andreas Rutkauskas.
L’exposition est à l’affiche du 6 octobre 2023 au 4 février 2024.

 

Commissariée par Franck Michel, l’exposition Éveil présente le travail que mène depuis 2017 Andreas Rutkauskas autour des écosystèmes forestiers de l’Ouest canadien, adaptés au feu. Par l’entremise de la photographie, l’artiste s’attache à observer les réactions et la régénérescence de ces écosystèmes, après leur dévastation par les incendies.

Photographies à grande échelle, captation sonore et technologie immersive composent l’exposition, qui réunit les séries Après le feu/ After the Fire et Témoins silencieux/Silent Witnesses. Cheminant sur les sentiers des forêts incendiées de la région de l’Okanagan (Colombie-Britannique) à divers stades de leur régénérescence, Rutkauskas documente, parmi les restes d’une végétation calcinée, le fragile réveil de la biodiversité au gré de son adaptation à un environnement en pleine évolution.

Adoptant une posture contemplative, l’artiste porte un regard attentif sur cet écosystème en mutation, s’y immerge, s’y confronte. Ses photographies recèlent la charge émotive et sensorielle de l’expérience. L’atmosphère sereine qui en émane contraste avec la violence des incendies dont les traces marquent encore le paysage.

Les images d’Andreas Rutkauskas révélent la prodigieuse résilience de la nature, élargissent notre compréhension de la fonction restauratrice des feux de forêt et nous alertent sur les conséquences dramatiques des dérèglements climatiques et de nos choix sociétaux.

 

À propos de l’artiste 

Né à Winnipeg en 1980, Andreas Rutkauskas détient une maîtrise en beaux-arts de l’Université Concordia (2007). Ses œuvres ont été présentées dans diverses expositions individuelles et collectives et reproduites dans plusieurs revues. Il a également reçu plusieurs bourses du Conseil des arts et des lettres du Québec (2013, 2011 et 2010) et du Conseil des arts du Canada (2012 et 2011).

Adepte d’une approche phénoménologique du monde, Andreas Rutkauskas participe à la constitution d’une vaste encyclopédie photographique sur les paysages en transformation ; son œuvre des quinze dernières années rend compte de l’impact de l’exploitation des ressources naturelles, comme des stratégies et technologies déployées par l’humain pour contrôler son environnement. Bien que sa démarche revête une portée environnementaliste affirmée, elle ne se fait pas pour autant revendicatrice ou provocatrice. Elle se situe plutôt au croisement d’une pratique engagée et d’une exploration de l’expérience paysagère rythmée par la marche. La force de l’œuvre réside à l’évidence dans ce subtil équilibre.

www.andreasrutkauskas.com

 

Autour de l’exposition

★ Un texte inédit de la poète Annie Landreville, inspiré par l’œuvre d’Andreas Rutkauskas et la thématique des feux de forêt, accompagne l’exposition.

★ Au pied des spectres, dans la cendre, une création musicale de Christian Dubé en écho à l’exposition, sera présentée au public le 26 octobre 2023 à 17h.
En partenariat avec le Conservatoire de musique de Rimouski, qui célèbre cette année ses 50 ans.

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EXPOSITION | Les pays intérieurs – Nutshimit


En collaboration avec Loto-Québec
et Adélard Frelisburgh, le Musée régional de Rimouski est heureux de présenter l’exposition Les pays intérieurs – Nutshimit. L’exposition est à l’affiche du 17 septembre 2023 au 28 janvier 2024. 


Commissariée par le cinéaste Charles Binamé et l’écrivaine Naomi Fontaine, l’exposition offre un regard inédit sur une quarantaine d’œuvres de la Collection Loto-Québec, parmi lesquelles les visiteurs retrouveront celles d’Alfred Pellan, de Riopelle ou Roland Giguère, pour n’en citer que quelques-uns.

Les pays intérieurs – Nutshimit s’est construite autour des riches échanges qu’ont entretenus les commissaires, autour du thème de la frontière. Ce dialogue a engendré des textes poétiques qui accompagnent les œuvres sélectionnées et qui explorent une série de sujets liés à l’exposition : le lieu, le territoire, le sentiment d’appartenance, l’altérité.

D’abord présentée en Estrie (Frelighsburg, 2021), l’exposition a été adaptée du français vers l’innu pour sa présentation au Musée régional de la Côte-Nord (Sept-Îles), en 2022. On doit cette adaptation à la poétesse innue Joséphine Bacon.  

 

À propos des deux commissaires 

« Cette rencontre avec Naomi Fontaine, que je ne connaissais pas, fut une expérience particulièrement heureuse par sa spontanéité sincère résultant d’une confiance tout aussi simple et directe. Un mouvement naturel s’est engagé, curieux, profond et mû par le désir conscient ou non, d’une transgression de nos frontières humaines. »

Charles Binamé, cinéaste et co-commissaire de l’exposition Les pays intérieurs – Nutshimit 

 

« Lorsque Charles m’a parlé du territoire, j’ai su qu’on parlait le même langage. Le territoire de l’intime, avec ses fonctions, ses limites, le territoire de l’autre, ses accès, ses formes. J’ai dit oui à Charles, je lui ai fait confiance, parce qu’au-delà de nos différences, une chose nous unissait: le rêve d’abattre des frontières. »  

Naomi Fontaine, romancière et co-commissaire de l’exposition Les pays intérieurs – Nutshimit  

 

À propos de la Collection Loto-Québec

Depuis 1979, Loto-Québec soutient le milieu de la création québécoise et contribue à mettre la culture d’ici à la portée de tous. Sa collection rassemblant près de 5000 œuvres réalisées par plus de 1200 artistes est accessible afin que le plus grand nombre profite des bienfaits que l’art procure, notamment à l’intérieur de parcours culturels dans ses établissements de jeux et de prêts dans des établissements de santé et des expositions.


«
Cette exposition est le résultat d’une remarquable collaboration, et témoigne de la rencontre entre l’écriture et les arts visuels, nous rappelant que l’univers créatif est sans frontières. La présentation de l’exposition Les pays intérieurs – Nutshimit au Musée régional de Rimouski illustre la volonté de Loto-Québec de rendre l’art accessible à tous, mais également de mettre en relief le talent des artistes québécois et celui des deux commissaires. »

Éric Meunier, directeur de l’Engagement sociétal 

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EXPOSITION | Tribune(s)

 

Dans le cadre de sa programmation d’été 2023, le Musée régional de Rimouski est heureux de présenter Tribune(s), une exposition qui rassemble les œuvres de six artistes, issues de sa collection. Cette exposition témoignant de six pratiques artistiques engagées, sera présentée jusqu’au 17 septembre 2023.


Espace sécuritaire de réflexion, d’échanges et de débats, l’exposition Tribune(s) se veut une introduction à six pratiques artistiques actuelles engagées. Les dix-huit œuvres sélectionnées – dont treize sont des acquisitions récentes à notre collection – abordent avec lucidité et une profonde humanité des sujets aussi complexes que le colonialisme, les droits de la personne, les scandales politico-militaires, l’identité culturelle, la protection du patrimoine architectural, le racisme systémique, les expériences traumatiques et le deuil.

Exposition-laboratoire, Tribune(s) permet d’appréhender autrement l’art actuel par la présentation, aux côtés des œuvres, d’artéfacts, d’éléments documentaires et d’archives. Cet aperçu des archives personnelles des artistes, ainsi que des dossiers d’acquisition préparés par la conservatrice et commissaire, facilite la contextualisation des démarches militantes mises de l’avant tout en dévoilant au regard un aspect méconnu des activités professionnelles des artistes et des muséologues.

 

À Propos des artistes

Dominique Blain · Sorel Cohen · André Fournelle

Maryse Goudreau · Garry Neill Kennedy · Nadia Myre

 

Dominique Blain
https://dominiqueblain.com/

Dominique Blain vit et travaille à Montréal. Évitant les pièges du didactisme que l’on associe souvent à l’art politique, l’artiste aborde des thèmes comme la guerre, le racisme, l’esclavage, l’endoctrinement des masses et des enfants et les rapports de domination de toutes sortes. À partir de photographies d’archives et d’objets trouvés, Blain ravive le sens des matériaux utilisés en les sortant de la torpeur provoquée par la prolifération d’images de toutes sortes, afin d’en révéler certaines résonances idéologiques. Elle a exposé dans plusieurs villes nord-américaines, européennes ainsi qu’en Australie. Trois expositions rétrospectives majeures lui ont été consacrées, à Montréal, Régina et Calgary en 2004, à Québec, San Francisco et Rome en 1998, et à Bristol, Belfast, Londres, Edimbourg, Newcastle et Cambridge en 1997-98. Dominique Blain a réalisé plusieurs œuvres publiques au Québec, notamment aux Jardins de Métis (2007). Elle a reçu le prix Paul-Émile-Borduas, prix du Québec 2014 et le prix Les Elles de l’Art en 2009 attribué par Pratt& Whitney en association avec le Conseil des arts de Montréal.


Sorel Cohen

http://www.sorelcohen.com/

Depuis plus de quarante ans, Sorel Cohen est une figure importante de la scène artistique canadienne. Sa démarche, résolument autobiographique et féministe, tisse des liens originaux entre la photographie, la peinture et l’histoire de l’art. Dans les années 1970, elle s’est investie dans des pratiques nouvelles comme la fusion de la performance et de la photographie, une approche rarement utilisée à l’époque, et devenait actrice de sa mise en image. Cohen a participé à de nombreuses expositions collectives et individuelles, ici et à l’étranger, parmi lesquelles Le geste oublié, en 1986, au Musée d’art contemporain de Montréal, Divans maudits, au Centre culturel canadien à Paris en 2003 et plus récemment, ELLES Photographes, au Musée des beaux-arts de Montréal en 2016-17 et Photography in Canada: 1960–2000, au Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa en 2017. Elle s’est vue confier plusieurs mandats à titre de professeure invitée dans diverses institutions d’enseignement supérieur au pays. Son œuvre fait partie de plusieurs collections publiques dont la Bibliothèque Kandinsky du Centre Georges Pompidou à Paris, le Cabinet de la photographie de la Bibliothèque nationale à Paris, le Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa, le Musée des beaux-arts de Montréal et le Musée d’art contemporain de Montréal. Elle vit et travaille à Montréal.


André Fournelle

https://andrefournelle.com/

Né en Angleterre, André Fournelle est orphelin de guerre et est adopté au Canada à l’âge d’un an. En marge des cadres institutionnels de l’enseignement de l’art, André Fournelle fait son apprentissage artistique à travers des lectures, des recherches et des expérimentations diverses. André Fournelle commence à faire connaître son œuvre au début des années 60. Après avoir travaillé deux ans dans une fonderie industrielle et bénéficié du compagnonnage d’Armand Vaillancourt en fonderie d’art, il met sur pied la Fonderie expérimentale et collective avec Marc Boisvert. Il collabore également avec Marcelle Ferron à la recherche d’alliages de verre et de métal. Dans les années 70, il fait partie du groupe EAT (Experiments in Art and Technology), un laboratoire de création multidisciplinaire américain créé par Robert Rauschenberg. À Paris en 1994, Fournelle représente le Québec comme sculpteur aux Jeux de la francophonie. En 1999, près du pont des Arts à Paris, il réalise l’intervention Lumière et silence dont la mise à feu est assumée par le critique et historien Pierre Restany. En 2005, il mène le projet Les incendiaires sur le parvis du Centre Pompidou à Paris. Tout au long de sa carrière, André Fournelle conçoit et installe de très nombreuses œuvres d’art public au Québec, aux États-Unis et en Europe. La pertinence de son travail témoigne de son engagement politique et social.


Maryse Goudreau

https://marysegoudreau.com/

Née à Campbellton (Nouveau-Brunswick).Vit et travaille à Escuminac (Québec). Maryse Goudreau est artiste, cinéaste et chercheuse indépendante. Elle réalise des œuvres où se croisent images, documents, gestes de soin artistique et participatif. Hybride, sa création traverse la photographie, mais aussi l’essai vidéographique et photographique interactif, les dispositifs immersifs, l’art action, ou encore l’art sonore. Maryse Goudreau travaille l’image, les fonds photographiques et l’art participatif en élaborant des archives thématiques qui offrent des regards croisés, tant sociologiques que politiques et anthropologiques. Elle cherche à affranchir les images de leurs relations statiques à une histoire officielle. En 2017, elle fut la première lauréate du Prix Lynne-Cohen offert en partenariat avec le Musée national des beaux-arts du Québec. Elle fut lauréate du prix du CALQ – Artiste de l’année en Gaspésie en 2020.


Garry Neill Kennedy
Né à St. Catherines (Ontario) en 1935 et décédé en août 2021 à Vancouver, Garry Neill Kennedy est un artiste, un éducateur en art et un ancien président du Nova Scotia College of Art and Design (NSCAD). Surtout connu pour ses peintures, ce qui est inhabituel pour un artiste conceptuel, il dirige NSCAD de 1967 à 1990. Son influence y est immédiate et fondamentale – il en fait une mecque de l’art conceptuel. En 2003, Kennedy a été récipiendaire de l’Ordre du Canada et, en 2004, a reçu le Prix du Gouverneur général en arts visuels et médiatiques. Kennedy a eu récemment des expositions individuelles à Printed Matter à New York, à la Art Gallery of Nova Scotia à Halifax, au Pickled Art Centre à Beijing, au Museum of Contemporary Canadian Art à Toronto et aux Jeux olympiques de 2010 à Vancouver. Ses œuvres se retrouvent dans de nombreuses collections publiques et privées, notamment la Vancouver Art Gallery, la Art Gallery of Nova Scotia, la Art Gallery of Ontario, le Museum of Modern Art (New York) et le Musée des beaux-arts du Canada.


Nadia Myre
http://www.nadiamyre.net/

Née en 1974 à Montréal, Nadia Myre est d’origine algonquine et membre de la nation Kitigan Zibi Anishinaabeg. Artiste multidisciplinaire, elle utilise la participation du public comme stratégie pour amorcer un dialogue sur l’identité, la résilience et les politiques d’appartenance. Elle est diplômée du Camosun Collège (1995) ainsi que de l’Université d’art et de design Emily-Carr (1997) et elle détient une maîtrise en arts visuels de l’Université Concordia (2002). Nadia Myre est récipiendaire de nombreux prix, notamment le Prix de la Commission autochtone de la Walter Phillips Gallery du Banff Centre for Arts (2016), le Prix Sobey pour les arts (2014), le Prix Pratt and Whitney Canada Les Elles de l’art, remis par le Conseil des arts de Montréal (2011), le Prix à la création artistique pour la région des Laurentides (2009), et une bourse du Eiteljorg Museum of American Indians and Western Art (2003). En 2017-2018, le Musée des beaux-arts de Montréal consacrait une première exposition monographique à Nadia Myre.

 

À propos des Commissaires

Présentée une première fois au printemps 2021, l’exposition Tribune(s) fût de courte durée et rassembla peu de visiteurs en raison des fermetures du Musée exigées par la pandémie. En 2023, il nous semble toujours aussi pertinent de présenter cette exposition avec une nouvelle mise en espace et quelques œuvres ajoutées.

  • VERSION INITIALE : Commissariat de Ève De Garie-Lamanque
  • Cette nouvelle version remaniée et augmentée est une collaboration de Nathalie Langelier et Jean-Marie Benoit.
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EXPOSITION | Péninsule

 

Dans le cadre de sa programmation d’été 2023 et en collaboration avec le Musée de la Gaspésie, le Musée régional de Rimouski est heureux de présenter Péninsule, une exposition de l’artiste montréalais Michel Huneault. L’installation qui relie photographies, composantes audios et vidéos, sera présentée jusqu’au 3 septembre 2023.
 

Avec Péninsule, Michel Huneault propose une représentation contemporaine des impacts tant physiques qu’affectifs des changements climatiques, illustrés ici par la montée des eaux.  

Le projet artistique a été mené entre 2019 et 2022 dans les régions du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, dont le littoral est quotidiennement soumis à cette pression. Outillé d’un niveau laser, l’artiste parcourt le territoire en tentant initialement de marquer le paysage pour représenter la hauteur de l’eau lorsque la température augmentera de 2 à 4 degrés. 

L’intention n’est pas de tracer une ligne définitive, difficile voire impossible à situer : « Ce sont des projections hypothétiques, devenues lyriques et symboliques, car la ligne des eaux varie continuellement, dépendant des saisons et des marées, du vent, de la morphologie des baies, de la glaciation des eaux, de notre occupation du territoire. Cette ligne existe-t-elle si on ne la regarde pas ? », demande Michel Huneault. 

L’art comme vecteur de sensibilisation 

Au fil de la recherche et des rencontres qu’elle occasionne, le projet s’imprègne graduellement d’une dimension plus émotive, révélant un attachement partagé à ce territoire et aux souvenirs qu’il recèle : « Ce fut un point de discussion récurrent dans mes rencontres, central, mais jamais résolu. Je pense que le corpus porte sur la complexité de cette tension ressentie, sur la difficulté de réconcilier ces sentiments contradictoires quand il est question de changements climatiques, entre émotion et science, entre amour et peur, entre inertie et nécessité de s’adapter. » 

L’installation muséale qui en résulte est une œuvre immersive, à vivre avant tout comme une expérience sensorielle. Fondé sur la technologie et nourri des témoignages de la population locale, ce corpus invite au dialogue entre sciences et arts, rationalité et émotion. L’exposition devient ainsi source de réflexion quant aux façons de se mobiliser en tant que communauté, pour faire face aux changements constatés ou annoncés.
  

À propos de Michel Huneault 

Michel Huneault est un photographe documentaire et artiste visuel. Son travail s’articule autour des enjeux de développement, des traumatismes, de la migration et des réalités géographiques complexes, incluant les impacts des changements climatiques.  

Michel Huneault détient une maîtrise de l’Université de Californie à Berkeley, où il fut Rotary Peace Fellow, se penchant sur le rôle de la mémoire collective à la suite d’un traumatisme de grande ampleur. Avant de se consacrer à la photographie en 2008, il a travaillé plus d’une dizaine d’années en développement international.  

En 2015, son travail sur la tragédie de Lac-Mégantic reçoit en le prix Dorothea Lange-Paul Taylor, puis paraît l’année suivante sous le titre La longue nuit de Mégantic chez l’éditeur néerlandais Schilt. En 2016, la bourse Travers lui permet d’approfondir ses recherches sur les enjeux migratoires à travers cinq pays, en collaboration avec leurs diasporas au Canada et leurs familles dans leurs pays d’origine. En 2018, il a adapté Roxham – son projet visuel et sonore portant sur les passages de demandeurs d’asile en provenance des États-Unis vers le Canada – en une expérience de réalité virtuelle avec l’Office national du film du Canada. Au printemps-été 2020, il a été mandaté par le Musée McCord pour documenter les impacts de la Covid-19 à Montréal.

Plus d’informations sur le site web de Michel Huneault.


Remerciements de l’artiste
 

Ce projet de recherche et création a été rendu possible grâce à l’appui financier du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec, ainsi qu’à la collaboration de plusieurs organisations actives sur le territoire de travail : le Centre d’artistes Vaste et Vague, le Village en chanson de Petite-Vallée, le Centre communautaire de Douglas, le Centre d’artistes Est-Nord-Est, le Musée de la Gaspésie, les Rencontres de la photographie en Gaspésie, le Centre culturel de Paspébiac, la Fonderie Darling/Quartier Éphémère et le Pôle artistique et communautaire de la Gare de Matapédia. Un merci tout spécial aux citoyens qui ont participé à la démarche au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, et l’ont soutenue.

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EXPOSITION | Au fil des îles, archipels


Le Musée régional de Rimouski est heureux de présenter l’exposition
Au fil des îles, archipels, qui rassemble les œuvres des artistes Cécilia Bracmort, Léuli Eshrāghi, Patrick F. Henry, Kama La Mackerel, Yen-Chao Lin et Marigold Santos. 

Commissariée par Analays Alvarez Hernandez et Raquel Cruz Crespo et présentée en collaboration avec le Centre d’exposition de l’Université de Montréal, l’exposition Au fil des îles, archipels met en relation six artistes en provenance ou originaires d’îles à travers le monde. Au fil du temps, ces artistes se sont invité·es à Montréal/Tiohti:áke/Mooniyang, territoire autochtone non cédé. 

Les œuvres rassemblées dans cette exposition figurent l’insularité et l’exil, réels et imaginaires, présents et passées de leurs créateur·rices. Elles installent des rapports de proximité et d’éloignement, brouillant les distinctions qui opposent île de départ et île d’arrivée. À travers cette relation archipélique, l’exposition propose une représentation visuelle et affective de ce que nous sommes, et ce que nous devenons. 

En tant que rimouskois.es, habitant.e.s d’un territoire où coexistent des îles, l’exposition nous interpelle sur le rapport que nous entretenons avec elles. Quelle place tient dans nos vies ce paysage familier, que nous contemplons à distance sans l’habiter ? Les œuvres présentées pourront nourrir une réflexion.  

Les artistes et les commissaires sont de provenances diverses et revendiquent une multiplicité d’héritages. Leurs œuvres, qui portent leurs expériences de migration et de déplacement incessant, contestent les représentations du monde ancrées dans les récits coloniaux.

 

À propos des artistes  

Cécilia Bracmort est une artiste et commissaire française et canadienne vivant à Montréal. Son héritage caribéen (Martinique et Guadeloupe) influence ses pratiques artistiques et commissariales, qui sont axées sur les notions d’identité – individuelle ou collective –, de mémoire et d’histoire.
Site web de Cécilia Bracmort.

Léuli Eshrāghi, artiste, auteur·ice, commissaire et chercheur·se d’ascendance samoane/persane/ cantonaise. Iel s’interpose entre les territoires visuels afin de privilégier la visualité internationale autochtone et diasporique asiatique, les langues sensuelles et parlées, et les pratiques cérémonielles politiques.
Site web de Léuli Eshrāghi.

Patrick F. Henry est un artiste d’origine haïtienne qui vit à Montréal depuis 2011. Il est diplômé de l’Université du Québec à Montréal (UQAM, 2019). Artiste pluridisciplinaire, il explore la thématique du « devenir » à travers la sculpture, la peinture et l’installation.
Site web de Patrick F. Henry.

Kama La Mackerel est un·e auteur·ice multilingue, artiste visuel·le, performeur·e, traducteur·ice et éducateur·ice qui croit en l’amour, la transformation et la justice. Son travail interdisciplinaire façonne des espaces hybrides et articule des vocabulaires décoloniaux et queers.
Site web de Kama La Mackerel.

Yen-Chao Lin est une artiste multidisciplinaire basée à Montréal. Recueilleuse et passionnée d’histoire naturelle, elle collectionne des spécimens biologiques, botaniques et minéraux, et tout objet qui sonde les vestiges d’un passé récent ou lointain, ayant une histoire à raconter.
Site web de Yen-Chao Lin.

Marigold Santos privilégie une pratique artistique interdisciplinaire qui comprend le dessin, la peinture et l’impression, ainsi que la sculpture, le tatouage et le son. Son travail explore le soi et l’identité. Elle s’ouvre à la multiplicité, à la fragmentation et à l’autonomisation, en s’inspirant d’expériences de mouvement et de migrations.
Site web de Marigold Santos.
  

À propos des Commissaires 

Analays Alvarez Hernandez est historienne de l’art, commissaire d’exposition indépendante et professeure adjointe au département d’histoire de l’art et d’études cinématographiques de l’Université de Montréal. Elle s’intéresse aux pratiques artistiques actuelles, qu’elle étudie à la lumière des études postcoloniales, décoloniales et diasporiques. 

Raquel Cruz Crespo est titulaire d’un baccalauréat en histoire de l’art de l’Universidad de La Habana. Elle s’intéresse aux résidences d’artistes, à la médiation culturelle et aux espaces alternatifs d’art. Elle est présentement co-coordinatrice de la programmation artistique à DARE-DARE. 

  • L’exposition sera présentée jusqu’au 10 septembre 2023, salle Élisabeth Turgeon.
  • Pour en savoir plus : 

Consultez l’opuscule réalisé par le Centre d’exposition de l’Université de Montréal (CEUM). 

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Madame Bolduc en tournée

Du 17 novembre 2022 au 26 mars 2023

Salle Élisabeth-Turgeon

Cette exposition, offerte en français et en anglais, est produite par le Musée de la Gaspésie

Véritable voyage dans le temps, au cœur des années 30, l’exposition explore l’univers de la célèbre chanteuse, qui est originaire de Newport en Gaspésie. Relatant l’épopée des tournées de spectacles organisées par Mary Travers dite « La Bolduc », l’exposition est composée de photos et d’objets inédits tels que des bijoux, tenues de scènes, valises ainsi que sa première bannière promotionnelle produite en 1932 entièrement peinte à la main. Comme une incursion dans la vie de tournée de La Bolduc, le parcours donne l’impression d’accompagner de la loge à la scène, en passant par les studios et divers théâtres, celle qui a enregistré plus de 100 chansons et vendu des milliers de disques.

Aussi abordée dans une vision immersive, Madame Bolduc en tournée relate l’histoire et les événements significatifs de la vie de La Bolduc incluant chansons et turlutes. L’univers quotidien de la chanteuse est ainsi recréé, amenant les visiteuses et visiteurs de la cuisine au salon de l’artiste.

À propos de Mary Travers dite La Bolduc

D’abord épouse, mère et chanteuse, la gaspésienne Mary Travers devient rapidement femme d’affaire alors qu’elle fonde la troupe Bon Vieux Temps. En tournée de 1932 à 1937, la troupe sillonnera les routes du Québec pour ensuite parcourir le Nouveau-Brunswick, l’Ontario et la Nouvelle-Angleterre. Les prestations offertes sont multidisciplinaires et incluent de la musique, des sketches, vaudeville et chansons de type folklore. Les meilleurs comédiens de l’époque, des figures marquantes de l’âge d’or du burlesque au Québec dont Jean Grimaldi, Manda Parent, Rose Ouellet ainsi que Olivier Guimond père et fils participeront aux spectacles.

Le succès de madame Bolduc s’explique par ses chansons aux textes imagés qui traduisent les événements de la vie quotidienne, pensons à Ça va venir, Découragez-vous pas, J’ai un bouton sur la langue, La bastringue ou Les maringouins. Elle chante pour les siens, les ouvriers, les ménagères, les prolétaires… Bref, les gens qui, en ces jours de crise économique, ont bien besoin de se divertir. L’originalité unique qui la distingue, c’est la turlute, une sonorité musicale produite avec la bouche qui amuse et impressionne. La difficulté d’exécution découragera toutefois les imitateurs!

La population est invitée au vernissage de l’exposition Madame Bolduc en tournée, qui aura lieu à la salle Élisabeth-Turgeon du Musée régional de Rimouski ce jeudi 17 novembre à 17 h.

Envie d’en apprendre plus sur La Bolduc? Notre partenaire, le Musée de la Gaspésie, vous offre l’exposition virtuelle : Madame Édouard Bolduc, la voix du peuple .

Un résumé des faits marquants de la vie de Mary Travers, dite La Bolduc, est disponible sous forme de ligne du temps ici.

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Cynthia G. Renard, Tryphon : un cachalot du Saint-Laurent

Cynthia G. Renard : Tryphon, un cachalot du Saint-Laurent

Cynthia G. Renard, Tryphon, nageoire caudale, d’après les photographies d’observation des chercheurs du GREMM, 2022

 

Salle Fondation Jack Herbert

Du 23 octobre 2022 au 29 janvier 2023

☆ La conférence « Tryphon, une histoire sans fin » sera présentée le 15 décembre prochain, de 19 h à 20 h, en collaboration avec le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifère marins.

En septembre 2020, Cynthia G. Renard nous guidait sous la surface du fleuve pour une toute première fois, nous permettant d’y évoluer à échelles variables pour découvrir un univers liminal dont les mécanismes et le quotidien nous échappent en grande partie. Nous y avons fait l’inoubliable rencontre d’un cétacé de papier, un impressionnant rorqual bleu. De taille réelle, faisant 21 mètres de longueur, l’immense animal flottait à nos côtés dans la grande salle de la Fonderie Darling, en apesanteur, et nous pouvions l’observer à loisir sous tous les angles. Puis, simultanément à partir de nos tailles normales et miniaturisées, nous avons arpenté le fond marin, côtoyant crabes, homards, oursins, étoiles de mer et déchets plastiques.

Au printemps 2022, l’artiste nous a réitéré son invitation à nous immerger dans les eaux glacées du Saint-Laurent, nous conviant cette fois à nous familiariser avec sept des treize espèces de cétacés qui y coexistent. Les silhouettes peintes et découpées des marsouins communs, bélugas, globicéphales et autres odontocètes – les « cétacés à dents », par opposition aux mysticètes, les « cétacés à fanons » – étaient suspendues au plafond de la Galerie d’art Stewart Hall. Sur leurs revers étaient reproduites d’anciennes cartes du golfe et de l’estuaire, alors qu’à leurs flancs se trouvaient – au sol ou dans les airs – des tondos à teneur informative, références à la culture populaire ainsi qu’à notre passé colonial, des slogans environnementalistes, des crustacés activistes et autres oléoducs de papier.

C’est au Musée régional de Rimouski qu’est présenté le dernier volet de cette trilogie maritime initialement intitulée Sans toit ni loi, en écho au film canonique d’Agnès Varda (1985). Cette fois, Cynthia G. Renard se consacre à un individu photo-identifié et étudié par les communautés scientifiques : un cachalot macrocéphale prénommé Tryphon.

Biographie de l’artiste :

Cynthia G. Renard est artiste visuelle et poète. Elle a présenté des expositions individuelles majeures à la Fonderie Darling (2021), au Musée d’art de Joliette (2017), au centre Uma Certa Falta de Coerencia à Porto (2015), à la Esker Foundation à Calgary (2014) et au Musée d’art contemporain de Montréal (2005). L’artiste a été récipiendaire de bourses du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec pour compléter des résidences d’artistes à Paris, New York, Berlin et Londres. En 2018, elle a reçu le Prix Louis-Comtois décerné à un artiste mi-carrière, ainsi que le Prix de peinture Takao Tanabe du Musée des beaux-arts du Canada. Elle est professeure agrégée à l’Université Concordia.

www.cynthiagirardrenard.ca

☆ Pour le grand public

Un opuscule contenant un texte de présentation signé par la commissaire Ève De Garie-Lamanque a été produit pour accompagner l’exposition.

Cliquez ici pour le consulter ou le télécharger

 

Partenaires et mentions :

L’artiste remercie le Conseil des arts et des lettres du Québec de son appui financier,

ainsi que le GREMM (Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins) pour son étroite collaboration.

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