Top menu

Expositions Archive

Traverser le territoire: Sculpture, tissage, ornementation

Artistes : Biennale d’art contemporain autochtone

Kinoo Arcentales, Quiereme Artesanal, Qaqaq (Kaka) Ashoona, Jason Baerg, Marta IX BALAM, Marilyn Boror Bor, Miguel Sosme Campos, Marcelo Galicia, Norman Gonzales, Byron Lopez, Luisfer Morales, Adamie Alaku Qakatuk, Shiñi’ beu’ Ramírez, Axangayou Shaa, Leah Shenandoah, TRAMA Textiles et Jeff Cán Xicay.

Commissaires invités : Armando Perla et Michael Patten

Date : Du 17 septembre 2026 au 1er février 2027

Vernissage grand public et performance de l’artiste maya-kaqchikel Marilyn Boror Bor le 17 septembre, à 17 h

La Biennale d’art contemporain autochtone (BACA) fait escale au Musée de Rimouski pour sa huitième édition. Pour l’occasion, les commissaires, Armando Perla et Michael Patten, ont réuni les oeuvres de dix-sept artistes qui créent un dialogue autour de la matière, du territoire et de la transmission des savoirs.

Des savoirs vivants

L’exposition met en lumière la façon dont les pratiques artistiques permettent la transmission des savoir-faire traditionnels tout en se transformant elles-mêmes. Les techniques apprises auprès des parents, des grands-parents et des aîné·e·s dans les communautés autochtones se réinventent à travers la création contemporaine.

La transmission familiale est aussi une thématique importante de l’exposition. L’oeuvre vidéo de Jeff Cán Xicay met en scène l’artiste kaqchikel tissant face à sa mère. Leurs corps servent de supports réciproques à deux métiers à tisser à ceinture. De son côté, l’artiste k’iche’ Luisfer Morales prolonge la réflexion sur les liens familiaux, puisqu’il propose des interventions architecturales au crochet, réalisées grâce à une technique apprise auprès de sa mère.

Les matériaux utilisés incluent entre autres le bois, le jade, les coquillages et les fibres végétales. Ces matériaux deviennent porteurs d’histoire et de savoirs transmis au fil des générations. Les artistes exposés pratiquent la gravure, le tissage, la broderie, l’ornementation et la sculpture.

La BACA réunit des artistes de l’Île de la Tortue, de Cemanahuac (Mesoamérique) et du Pacifique. Un total de 103 artistes autochtones et issu·e·s de la diaspora sont à l’honneur dans cette huitième édition de la Biennale. Le Musée reçoit une partie de cet impressionnant corpus.

Continue Reading

Domus: Vues d’intérieurs – 3 septembre au 22 novembre 2026

Artiste : Massimo Guerrera

Commissaire : France Leclerc

Date : Du 3 septembre au 22 novembre 2026

Vernissage grand public le 3 septembre, à 17 h

Affiche de l'exposition Domus: Vues d'intérieurs de Massimo Guerrera

L’exposition Domus: Vues d’intérieurs de Massimo Guerrera s’inscrit dans la vision artistique du Musée, Orées, portant sur le territoire. En effet, l’artiste accorde aux espaces intérieurs et extérieurs une attention soutenue. Ces environnements influencent le soi et les relations humaines qui s’y développent, et en retour, sont également influencés par eux. Cette présence au moment, à l’espace et aux relations nous invite à ouvrir nos oeillères. Elle nous permet de réfléchir à la porosité du soi, des autres, de l’environnement. 

Domus: Vues d’intérieurs inclut à la fois des installations sculpturales et des oeuvres murales combinant, entre autres, dessins et textes. À cela, s’ajoutent deux rencontres performatives avec l’artiste. Elles se tiendront au coeur de l’exposition les 5 septembre et 22 octobre. 

Guerrera crée ses oeuvres dans son atelier-maison sur une longue période de temps. Il réfléchit à leur transposition dans un lieu autre, notamment en salle d’exposition. Un dialogue s’établit ainsi entre deux endroits: l’atelier-maison et le musée, entre deux temporalités: le(s) moment(s) de création et l’exposition. Ce projet de recherche-création débuté en 2017 se déploie sur quinze ans. Il a déjà été présenté dans différentes institutions muséales. Chaque exposition du projet Domus montre l’avancement de la réflexion de l’artiste. En effet, Guerrera propose des oeuvres inédites directement inspirées de ses méditations sur la créativité, la présence au moment, l’environnement. 

En savoir plus sur l’artiste

Massimo Guerrera expose ses œuvres depuis 1989 au Canada et à l’étranger. Il enseigne les liens entre l’art et la méditation depuis 2002. Artiste et chercheur multidisciplinaire, il utilise différents médiums, tels que le dessin, la peinture, l’écriture, la photographie, l’installation et la performance. Il s’intéresse aux liens subtils entre l’espace mental des pratiques artistiques et leur espace physique, et aux processus relationnels qui les entourent. 

Sa démarche porte sur les oscillations sensibles vécues dans l’espace-temps de sa pratique et ses rencontres. Articulée depuis 1990 autour de l’altérité et des rythmes des environnements, sa pratique performative et contemplative s’ancre dans un travail quotidien, nourri par une pratique méditative et réflexive. 

Ses recherches s’incarnent dans des projets conceptuels et poétiques de longue durée auxquels s’ajoute une série de collaborations. Ses projets continuent toujours d’évoluer au rythme de ses rencontres et de ses réflexions. 

Continue Reading

Du seuil à la Cime – 18 juin au 27 septembre 2026

Artiste : Jacynthe Carrier

Commissaire : France Leclerc

Date : Du 18 juin au 27 septembre 2026

Vernissage le 18 juin, à 17 h

Pré-vernissage exclusif aux membres dès 16 h en présence de l’artiste

Dans le cadre de la vision artistique Orées portée par le Musée, l’exposition Du Seuil à la cime de Jacynthe Carrier s’inscrit dans la trilogie du territoire : intime, relationnelle et géographique. En investissant une butte en friche en bordure d’autoroute, lieu souvent ignoré, l’artiste transforme cet espace délaissé en terrain d’expérience, d’écoute et de cohabitation. 

Grâce à une démarche portée par l’enchaînement des saisons, alimentée par l’observation et le déplacement, l’exposition révèle la dimension intime territoire : le paysage devient espace vécu, traversé par les perceptions, la mémoire et les transformations du vivant. 

La dimension relationnelle apparaît dans les performances où humains et présences vivantes interagissent. Marcher, sauter, traverser composent une chorégraphie collective fondée sur l’attention et l’interdépendance. 

Enfin, la dimension géographique s’ancre dans des lieux marqués par l’activité humaine, comme un ancien chantier devenu friche favorisant la biodiversité. L’œuvre met en lumière les tensions entre abandon et résilience du vivant. 

À travers l’installation multidisciplinaire – filmique, sonore et photographique -, le territoire apparaît comme une matière vivante, en constante transformation, où se croisent gestes, mémoires et récits.

En savoir plus sur l’artiste

Jacynthe Carrier s’investit, depuis plus de quinze ans, dans une pratique autour du vivant et de l’image. Préoccupée par les tensions qui animent les territoires contemporains et nos relations à ceux-ci, elle crée des performances et des installations qui explorent, par le mouvement et la présence du corps collectif, des espaces de connexions et la possibilité de générer de nouveaux récits. Alliant à la
fois des actions qui relèvent du quotidien et des gestes qui émanent d’écriture poétique, les scènes performatives de Jacynthe Carrier conçoivent le corps collectif comme un outil de réflexion sur nos différents rapports au monde.

Influencée autant par l’histoire des lieux que par nos défis écologiques présents et futurs, ses œuvres sont créées dans une approche participative, en étroite collaboration avec les artistes et les participant.e.s qui prennent part à ses projets. Ses travaux ont fait l’objet de plusieurs reconnaissances et ont été présentés dans de nombreux contextes, majoritairement au Québec, mais également au Canada et lors
d’expositions à l’international. Ses œuvres font partie de collections privées et muséales. Elle vit dans le grand Onyionhwentsiïo (Québec) avec sa famille aux abords de la rivière Akiawenrahk.

Continue Reading

Expositions étudiantes

Au Musée de Rimouski, nous sommes fiers de mettre en lumière la relève artistique et créative de notre communauté. En cohérence avec notre mission d’être un lieu vivant, accessible et ancré dans son milieu, ces expositions étudiantes offrent une vitrine unique aux talents émergents, tout en favorisant les échanges entre le public et les créateurs de demain.

Chaque projet présenté témoigne d’une démarche sensible, d’une réflexion engagée et d’un regard neuf sur le monde qui nous entoure.

Concours d’architecture 2026

Trajectoire – Retracer l’histoire d’un lieu
Technologie de l’architecture, Cégep de Rimouski

Venez découvrir des maisons qui s’ancrent dans un paysage où le temps semble suspendu… et profitez-en pour voter pour votre projet coup de cœur.

Vernissage
Jeudi 23 avril, de 17 h à 19 h
Entrée gratuite pour l’occasion

Dévoilement des projets lauréats
Jeudi 30 avril, de 17 h à 19 h

Dates de l’exposition
Du 22 avril au 3 mai 2026
Sur les heures d’ouverture habituelles du Musée

Plus de détails sur le projet.

Informations sur les participants et le jury.

Apertura

Exposition des finissant(e)s en arts visuels
Cégep de Rimouski

Une exposition qui marque l’aboutissement du parcours des étudiant(e)s en arts visuels, entre exploration, affirmation et prise de parole artistique.

Vernissage
8 mai, de 17 h à 19 h
Entrée gratuite pour l’occasion

Dates de l’exposition
Du 9 au 17 mai 2026
Sur les heures d’ouverture habituelles du Musée

Exposition des élèves de l’École Langevin

Programme enrichi en arts plastiques — secondaire 1 et 2

En écho à l’exposition Entre oiseaux, les élèves proposent des créations sensibles et inspirées, témoignant de leur imaginaire et de leur regard sur le vivant.

Les élèves invitent chaleureusement le public rimouskois à assister aux vernissages.

Vernissages
21 et 22 mai, de 17 h à 19 h
Entrée gratuite pour l’occasion

Dates de l’exposition
Du 22 au 31 mai 2026

Continue Reading

Mois de l’histoire des noirs : Sere Bouboun

Dans le cadre du Mois de l’histoire des Noirs et en partenariat avec Accueil et intégration BSL, le Musée vous invite à découvrir Sere Bouboun, une installation photographique de Phalonne Pierre Louis qui met en lumière la pratique du dlo cho après l’accouchement.

Au fil d’un journal intime où elle décrit sa découverte vertigineuse des bains de vapeurs vaginaux et des brulures sévères avec lesquelles ils marquent les corps des femmes après leur accouchement, Phalonne Pierre-Louis réalise un récit photographique tout en nuance. Par l’image documentaire ou la mise-en-scène, elle dénonce la pratique misogyne dangereuse pour les femmes du sere bouboun mais prend garde de ne pas condamner les personnes qui les pratiquent, esseulées face au manque de soins de santé et à la croyance de bien faire.

L’artiste sera sur place lors du vernissage pour échanger avec le public autour de son œuvre et des traditions qu’elle explore.

L’exposition sera présentée jusqu’au 26 février, aux tarifs habituels du Musée.

► Vernissage gratuit
Samedi 14 février, de 17 h à 19 h

Continue Reading

Plein solo : Étrangères à la terre

Artiste : Camille Lescarbeau

Commissaire : Annabelle Francoeur

En collaboration avec artch

Dates : 29 janvier au 29 mars

Vernissage le 29 janvier, à 17 h

Pré-vernissage exclusif aux membres dès 16 h

Étrangères à la terre

artch et le Musée de Rimouski sont fiers de présenter Étrangères à la terre, première exposition solo muséale de Camille Lescarbeau.

Étrangères à la terre interroge notre manière d’habiter le monde en proposant la posture de l’« étrangère » : observer avec respect et générosité ce qui ne nous appartient pas, échapper à la logique de l’utilité pour tisser une présence au monde plus attentive. Sa démarche repose sur le retour au geste manuel et l’humilité du faire. L’artiste travaille à partir de fils de couture hérités des femmes de sa famille, transformant cet héritage en matière à invention. Avec des outils qu’elle fabrique elle-même à partir de matériaux récupérés, elle développe une technique inspirée des gestes domestiques — tisser, coudre, tricoter, réparer — porteurs de mémoire et de savoir-faire féminins.

Ces matières modestes deviennent, par la patience, des surfaces d’attention où chaque fil témoigne d’une relation transformée à la matière. Rejoignant la pensée du sociologue Richard Sennett pour qui fabriquer c’est dialoguer avec la matière, Camille Lescarbeau pratique une véritable écologie du faire : écouter ce que la matière offre plutôt que chercher à la maîtriser. L’exposition réaffirme ainsi le soin, la lenteur et la coexistence comme formes de relation au monde, où chaque fil tissé devient le signe d’une habitation consciente, respectueuse et partagée de la Terre.

Cette exposition est réalisée dans le cadre de Plein solo, projet d’envergure porté par artch – art contemporain émergent qui offre à six artistes visuels émergent·e·s l’opportunité de présenter leur première exposition individuelle dans des institutions culturelles majeures du Québec.

Plein solo est réalisé grâce au soutien financier du gouvernement du Québec.

En savoir plus sur l’artiste

Camille Lescarbeau

Originaire de l’Outaouais, Camille Lescarbeau est une artiste-artisane écoféministe. Elle vit et travaille à Montréal. Elle détient une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, ainsi qu’un baccalauréat en histoire de l’art et arts visuels de l’Université Concordia. Elle a participé à plusieurs résidences au Banff Centre for Arts and Creativity, aux Jardins Racine, à la NARS Foundation (New York), à l’Atelier Retailles (Montréal), au Musée de Rimouski et à la Biennale de sculpture de Saint-Jean-Port-Joli. Récemment, son travail a fait partie de nombreuses expositions à travers le  Québec et le Canada, notamment à la Maison de la culture Maisonneuve (Montréal), à l’Espace Pierre-Debain (Gatineau), à Regart (Lévis), à la 226 Gallery (Winnipeg), à la Galerie A. Sirois (Sherbrooke) et à la Galerie FOFA (Montréal). Le travail de Camille Lescarbeau a reçu le soutien du Conseil des arts du Canada. Elle partage régulièrement ses recherches sur les textiles, le soin et l’écoféminisme lors de tables rondes, d’ateliers et de conférences. Elle est également cofondatrice de l’atelier de papier fait à la main de l’UQAM.

Camille Lescarbeau allie écoféminisme et artisanat dans une démarche artistique axée sur la lenteur, la matérialité et le soin. Ses œuvres, souvent réalisées à partir de déchets et de matériaux réutilisés, interrogent notre relation à l’environnement et la beauté des matières négligées. Ses installations sculpturales et textiles revendiquent une critique du capitalisme et ouvrent un espace de réflexion sur la résilience écologique.

En savoir plus sur artch

Cette exposition est présentée dans le cadre de Plein solo, une série de six expositions solo est portée par artch en collaboration avec l’Atelier Silex, l’Écart, le Centre SAGAMIE, le Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul, le Musée régional de Rimouski, et le Musée du Bas-Saint-Laurent, pour offrir à six artistes de la relève leur première exposition individuelle. Retrouvez la programmation complète des expositions sur artch.org. 

artch – art contemporain émergent a pour mission de soutenir les jeunes artistes dans leur cheminement professionnel. Chaque année, artch sélectionne une nouvelle cohorte d’artistes en début de carrière, offrant un accompagnement complet qui inclut formation, mentorat, financement et opportunités d’exposition. En tant que plateforme d’échange, artch favorise une communauté d’entraide tout en contribuant à la pérennité de l’écosystème artistique québécois, ouvrant de nouvelles perspectives pour les talents émergents et le public.

Crédits

Techniciens au montage : Guillaume Leclerc

Continue Reading

Entre oiseaux – jusqu’au 7 juin 2026

Artistes : Guillaume Bégin Champagne, Richard Ibghy et Marilou Lemmens, Meryl McMaster, Graeme Patterson, Dominique Paul et Éloïse Plamondon-Pagé

Commissaire invitée : Marie Perrault

Chargées de projet : France Leclerc et Annabelle Francoeur

Dates : 12 février au 7 juin

Vernissage le 12 février, à 17 h

Pré-vernissage exclusif aux membres dès 16 h

© Oeuvre de Dominique Paul, série Damoiseaux, 2021

Entre oiseaux

Du 12 février 2026 au 7 juin 2026, le Musée de Rimouski présente une exposition explorant les territoires que nous partageons avec les oiseaux et la fascination que ces derniers exercent sur nous dans ce contexte.

Vu le nombre dadeptes dornithologie que compte le BasSaintLaurent, une région de prédilection pour lobservation doiseaux dhabitats variés, cette exposition a été orchestrée pour coïncider avec la période de migration printanière, qui s’étend de la mimars à la mijuin. Toutefois, le propos ne sarticule pas à strictement parler autour de ce phénomène, mais aborde plutôt limaginaire que le voisinage des oiseaux stimule en nous, offrant ainsi une portée plus large à lexposition. La fascination croissante quexercent ces créatures sur plusieurs dentre nous constitue en effet une part importante de ce qui nous relie à eux.

Cette exposition explore spécifiquement ce que les oiseaux sont et font, et comment leurs comportements parfois énigmatiques captent notre intérêt et ont une incidence sur nos vies. Les points de rencontre avec les oiseaux mis ici de lavant par les artistes éveillent cet émerveillement quils suscitent. Les œuvres décrivent des cohabitations entre oiseaux et humains, tout en soulevant des questions quant à la protection des milieux de vie et des populations aviaires.

Cette présentation sinscrit en marge de la trilogie sur le territoire Orée, le cadre artistique nouvellement revu du Musée de Rimouski. Celui-ci se décline en trois volets : lintime (territoire personnel et introspection), le relationnel (contact avec autrui et le vivant) et le géographique (habitat et migration). Se déployant comme des rhizomes, ces volets se recoupent sans hiérarchie, se répondent en écho et invitent à repenser notre relation au monde comme un réseau vivant plutôt que dans une perspective linéaire.

Lexposition regroupe des œuvres des artistes Guillaume Bégin Champagne (Montréal, Qc), Meryl McMaster (Chelsea, Qc), Graeme Patterson (Sackville, N.-B.), Dominique Paul (Longueuil, Qc) et Éloïse Plamondon Pagé (Québec, Qc), ainsi que du duo formé de Marilou Lemmens et Richard Ibghy (Durham-Sud, Qc).

Ces artistes de la relève ou de renommée québécoise, canadienne ou internationale présentent des œuvres allant de linstallation sonore au dessin, en passant par la sculpture, lart public, la vidéo et la photographie. Résolument ancré dans limaginaire, le vécu et laffect, lensemble éveille à la richesse que représente la cohabitation avec les oiseaux afin de nous sensibiliser à la nécessité de leur protection, en dehors dune argumentation scientifique rationnelle.

– Marie Perrault, commissaire invitée

En savoir plus sur les artistes

Guillaume Bégin Champagne

Guillaume Bégin Champagne vit et travaille à Montréal. Dabord formé en musique classique et en conception sonore, il décroche un baccalauréat en arts plastique à lUniversité Concordia en 2021, où il fait converger ses intérêts pour la musique et les arts visuels. Il sinitie ensuite à la céramique et produit un vaste corpus dinstruments de musique expérimentaux, notamment utilisés lors de prestations publiques au Centre dart Rozynski (Barnston-Ouest, Qc) en 2023. Il développe en parallèle une production de pièces utilitaires pour des marchés et des expositions éphémères à Montréal. Son travail a été soutenu à plus dune reprise par le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et le Conseil des arts du Canada (CAC). Il était de la cohorte 2025 de l’événement artch, art contemporain émergent.

Richard Ibghy et Marilou Lemmens

Richard Ibghy et Marilou Lemmens créent des installations, des vidéos, des sculptures, des photographies, des livres dartistes et des œuvres dart public. Dans le cadre dune pratique collaborative, ils se penchent depuis plusieurs années sur lhistoire et le pouvoir des méthodes scientifiques, dont le langage de l’économie, la magie des statistiques, la capacité des modèles à influencer lavenir, lesthétique de la visualisation des données et le design des expériences en laboratoire. Plus récemment, leurs œuvres ont porté sur un élargissement des concepts dhospitalité, de soin et de communication entre les espèces. Leurs œuvres ont fait lobjet de nombreuses expositions monographiques au Québec, au Canada et à l’étranger. Ils ont de plus participé à plusieurs événements internationaux. Leur travail a été soutenu lors de nombreuses résidences dartistes et récompensé par plusieurs prix. Ils vivent et travaillent à Durham-Sud, au Québec.

Meryl McMaster

Meryl McMaster est une photographe canadienne et crie des plaines qui vit et travaille à Chelsea au Québec, non loin dOttawa. Elle explore son héritage culturel autochtone par le biais dautoportraits incorporant la production daccessoires, de vêtements sculpturaux et de performances la mettant en relation avec la terre, lhistoire, la culture et le monde plus quhumain. De 2006 à 2010, elle fréquente lUniversité de l’École dart et de design de lOntario à Toronto, où elle se spécialise en photographie. Elle a participé à des expositions au Musée des Beaux-Arts du Canada à Ottawa, au Musée des Beaux-Arts de Montréal, à lArt Gallery of Ontario et au Museum of Contemporary Canadian Art à Toronto, ainsi quau National Museum of American Indian de la Smithsonian à Washington, aux États-Unis. Elle a représenté le Canada dans la triennale New Worlds: Women to Watch 2024 au National Museum of Women in the Arts à Washington.

Graeme Patterson

Alliant sculpture, costumes et maquettes, animation image par image, robotique, programmation interactive, réalité virtuelle et musique, le travail de Graeme Patterson nous plonge au cœur dun univers onirique. Fruit dun processus créatif lent et méticuleux, son œuvre nous entraîne dans des mondes parallèles chargés d’émotions, de rêves, de jeux, de souvenirs, et imprégnés de nature et de nostalgie, explorant des thèmes personnels, sociaux et écopolitiques à travers un mélange dhumour absurde et de récit de soi. Au cours des 20 dernières années, il a produit les corpus Woodrow, Secret Citadel et Strange Birds, présentés en tournées pancanadiennes, notamment à la Galerie de lUQAM (Qc), à la Beaverbrook Art Gallery, (N.-B.), à la Dalhousie University Art Gallery (N.-É.) et à la Grenfell University Art Gallery (T.-N.-L.). Né à Saskatoon, Graeme Patterson vit et travaille à Sackville (N.-B.), doù il collabore avec plusieurs artistes et musiciens à la réalisation dinstallations multimédias complexes et de clips vidéo.

Dominique Paul

Artiste multidisciplinaire, Dominique Paul vit et travaille à Longueuil et est représentée à New York par Miyako Yoshinaga. Au moyen de photographies et de collages, d’installations et de dispositifs numériques, elle met en scène des oiseaux d’espèces et de provenances diverses. Elle invite à se pencher sur leur monde singulier et à se préoccuper de leur devenir, notamment celui des espèces menacées, ou en voie de disparition. En 2023, une exposition solo, Silent Fall, lui a été consacrée au Art Museum of the Americas (AMA) à Washington, D.C.. Elle y a présenté Red|Rojo|Rouge|Vermelho, oeuvre performative créée à l’occasion d’une assemblée extraordinaire des ambassadeurs des pays des Amériques à l’Organisation des États des Amériques. Son travail en vidéo a été présenté au 10 Times Square et en festival (N.Y., L.A., Marseille, etc). Le HuffPost, Time Out, New York, The Cut, Artslant, SFAQ, Photograph, Whitehot Magazine of Contemporary Art et The Washington Post ont tous publié des articles sur son travail.

Éloïse PlamondonPagé

Naviguant entre la photographie, la vidéo, linstallation, lestampe, le dessin et l’écriture, Éloïse Plamondon Pagé explore les instants transitoires et furtifs qui nous traversent, nous habitent et nous façonnent. Basée à Québec, elle a participé à plusieurs résidences et projets de création en Amérique, en Europe, au Moyen-Orient et en Asie, où elle a aussi exposé son travail lors dexpositions individuelles ou collectives et de biennales internationales. À travers ce parcours nomade, elle sintéresse à lexpérience du « local » et de l’« ailleurs » comme source de création, ainsi qu’à lempreinte que les territoires familiers ou étrangers laissent en elle. Soutenue par le Conseil des arts du Canada (CAC) et le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), elle sest aussi vu décerner plusieurs prix et distinctions. Aux États-Unis, elle est représentée par Alfa Gallery de Miami. Ses œuvres font partie de la Collection Méduse et de plusieurs collections privées.

En savoir plus sur la commissaire invitée

Autrice et commissaire, Marie Perrault sintéresse aux questions touchant aux territoires et à la nature. Elle a signé plusieurs essais et comptes rendus, notamment pour Ciel variable, Vie des arts, Esse et ESPACE art actuel. Elle a assuré le commissariat principal de la Triennale Banlieue! 2022, intitulée Interrègnes, qui traitait des liens entre lhumain et la nature dans le contexte périurbain. Elle a signé les éditions Murmures du quotidien (2015), Mobilités (2016) et Présences des passés (2017) du Symposium international dart contemporain de Baie-Saint-Paul. Depuis 1995, elle a conçu plusieurs expositions pour le Musée de Rimouski, notamment des expositions de groupe et des artistes Jocelyne Alloucherie, Anne Ramsden, Bruno Santerre et Alan Storey, en plus dorchestrer la présentation dune série d’œuvres sur les fascines extérieures de l’édifice. Elle vit et travaille à Montréal et se consacre présentement à un récit rédigé à partir de souvenirs de son père, géologue, et traitant daspects humains de lactivité minière.

marieperrault.art/

Crédits

Techniciens au montage : Guillaume Leclerc, Jean-Marie Benoît, Seth Coté

Continue Reading

Territoires recomposés – jusqu’au 30 août 2026

Artiste : Reno Salvail

Commissaire : Annabelle Francoeur

Soutenue pour la recherche et la scénarisation par : Amélie Nadeau, Jean-Marie Benoit et France Leclerc 

Date : Du 29 janvier au 30 août 2026

Vernissage le 29 janvier, à 17 h

Pré-vernissage exclusif aux membres dès 16 h

Territoires recomposés

Territoires recomposés présente une sélection d’œuvres de Reno Salvail (1947–2023), artiste québécois dont la pratique interroge les liens entre territoire, mémoire et représentation. À la croisée de l’art, de l’histoire et de la cartographie, l’exposition explore la manière dont les paysages sont construits, nommés et interprétés à travers les images qui les traversent.

À partir du collage numérique, Salvail superpose cartes anciennes, archives, dessins et vues contemporaines afin de faire émerger les multiples couches qui composent un territoire. Ces assemblages révèlent les traces laissées par la colonisation, les récits dominants qui ont façonné notre lecture du paysage, ainsi que les mémoires et savoirs souvent relégués à l’arrière-plan. Le territoire y apparaît comme un espace mouvant, chargé d’histoires, de tensions et de points de vue parfois contradictoires.

Pensée pour un large public, Territoires recomposés propose une expérience à la fois sensible et réflexive. L’exposition invite à ralentir le regard, à observer les détails et à questionner le pouvoir des images dans la construction de notre imaginaire collectif. Elle ouvre un espace de réflexion sur le territoire non pas comme une réalité figée, mais comme une construction culturelle, politique et humaine en constante recomposition.

En savoir plus sur l’artiste

Reno Salvail (1947–2023)

Photographe, vidéaste et artiste du territoire, Reno Salvail a développé une pratique profondément liée à l’observation des lieux et à la mémoire qu’ils portent. Formé aux Beaux Arts de Québec, il a consacré plus de quarante ans à explorer le territoire comme un espace habité par des récits, des images et des traces du passage humain.

Travaillant à partir du collage numérique, Salvail assemblait cartes, archives et photographies afin de créer des images où se croisent histoire, géographie et imaginaire. Sa démarche propose un regard sensible et critique sur la manière dont les territoires sont représentés, nommés et transmis.

Artiste engagé et pédagogue, il a également contribué au développement de l’enseignement de la photographie au Québec, notamment comme membre fondateur du Département de photographie du Cégep de Matane. Son œuvre continue d’inviter à réfléchir au pouvoir des images dans la construction de notre rapport au territoire.

Crédits

Techniciens au montage : Guillaume Leclerc, Jean-Marie Benoit, Seth Coté

Conseillère : Maude Johnson 

Collaboratrices : Ève Patenaude, Eloise Desoche 

Continue Reading

Territoire : ce qui s’effondre, ce qui demeure

Louis-Paul Lavoie
Éboulis sur la rivière Rimouski, 1951
Impression numérique d’après un négatif photographique noir et blanc
Fonds Clément Claveau, Collection du Musée de Rimouski

En 1951, un glissement de terrain majeur bouleverse la rivière Rimouski. Des tonnes de glaise s’affaissent, l’eau envahit les terres agricoles et plusieurs habitations disparaissent sous la boue. Les photographies de Louis-Paul Lavoie en conservent la mémoire : elles témoignent de cet instant où la terre se dérobe, où le paysage se redessine sous la force du vivant.

Ces images permettent de revisiter un moment marquant de l’histoire locale, mais elles invitent aussi à contempler la beauté fragile des paysages qui bordent la rivière. À travers ce désastre, le territoire révèle toute sa puissance — il rappelle la vulnérabilité de la présence humaine et la précarité de nos ancrages face aux mouvements du monde naturel.

Espace de transition

Situé dans un lieu de passage, cet espace d’exposition accueille des propositions temporaires autour de la thématique du territoire.
À l’image de sa position, il évoque un espace en transformation, traversé par les forces du temps et du milieu. Chaque présentation y devient une halte éphémère, un moment suspendu qui met en relief la relation entre l’humain et l’espace qu’il habite.

Continue Reading

Synapse

Artiste : Maria Ezcurra

Commissaire : Annabelle Francoeur

Dates : 25 septembre 2025 au 4 janvier 2026

SYNAPSE 

Synapse ouvre le premier volet de la trilogie d’exploration du territoire intitulée Orées, qui s’intéresse aux différentes manières d’habiter l’espace : intimement, relationnellement et physiquement. Ce premier chapitre pose les bases d’une réflexion sur les relations entre corps et environnement à travers des œuvres qui abordent la présence, l’adaptation et la modulation de l’être dans le monde.    

Les œuvres rassemblées articulent deux modalités distinctes d’engagement à l’espace et au monde. L’installation Liens affirme une présence dense, enracinée, presque frontale, tandis que Crypsis privilégie la souplesse et l’ajustement. Loin de s’opposer, ces postures que l’on retrouve à différents degrés chez tout individu, cohabitent dans un champ de résonances réciproques. 

Dans la synapse se jouent les attachements au monde. Ce moment-frontière active une temporalité intermédiaire. Ce qui émergent de cette zone de contact s’esquissent sans jamais se figer. Il en résulte une poétique de l’effleurement, où chaque interaction, aussi ténue soit-elle, porte l’empreinte d’une existence en devenir. 

En savoir plus sur l’artiste

Maria Ezcurra

Artiste visuelle, éducatrice et chercheuse mexicano-canadienne, Maria Ezcurra vit et travaille à Tio’tia:ke/Mooniyang/Montréal. Sa pratique, nourrie par une perspective écoféministe et critique, s’articule autour des thèmes de l’identité, de la migration, de l’appartenance et de la mémoire corporelle. Elle collecte, détourne et transforme des objets usuels, souvent vestimentaires ou textiles, pour en faire des supports sculpturaux et performatifs qui interrogent les liens entre l’intime, le collectif et l’environnement. Depuis son arrivée à Montréal, son travail s’ancre dans l’expérience de l’immigration et s’enrichit de recherches sur les mouvements migratoires, humains et non humains, notamment ceux des oiseaux. Diplômée d’une maîtrise en arts visuels et d’un doctorat en éducation artistique de l’Université Concordia, elle a exposé au Mexique, au Canada, aux États-Unis et au Royaume-Uni. Lauréate de plusieurs distinctions, elle a reçu entre autres le Prix de la diversité en arts visuels et le Prix Charles-Biddle.

Crédits

Techniciens au montage : Guillaume Leclerc, Jean-Marie Benoît, Seth Coté, Amélie Nadeau

Continue Reading