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EXPOSITION | Mécanique céleste – Diane Landry

Le Musée régional de Rimouski est heureux de présenter durant l’hiver 2024 un « programme double » mettant à l’honneur le travail de l’artiste Diane Landry. Mécanique céleste et Les prévisions transparentes. Commissariées par Marie J. Jean et Claudine Roger, Ces expositions sont produites et mises en circulation par VOX, Centre de l’image contemporaine. 

 

MÉCANIQUE CÉLESTE

EXPOSITION JEUNESSE. À l’affiche jusqu’au 15 avril 2024

Diane Landry lance un défi de taille aux enfants d’âge primaire : s’interroger sur leur rapport au temps. L’exposition Mécanique céleste les invite ainsi à réfléchir à leur place dans les échelles du temps cosmique, géologique et humain et à tenter de dépasser la perspective anthropocentrique dans une visée écologique.

Vue de l’exposition Diane Landry. Mécanique céleste, VOX, 2023, Photo : Prune Paycha

 

Adepte du recyclage et de l’assemblage, Diane Landry poursuit ici ses réflexions sur la durée de vie utile d’objets hétéroclites. Des disques photographiques aux motifs quasi abstraits, activés par des engrenages, évoquent de curieuses planètes ou encore des horloges détraquées. Leur surface est surmontée de tubes transparents dans lesquels s’écoulent diverses petites pièces, un peu comme des sabliers. Les sculptures murales, qui sont fabriquées à partir de toutes sortes d’objets récupérés par l’artiste, tels que des clés, des jantes de vélo ou des sacs en plastique, soulignent la possibilité de leur donner une nouvelle vie.

Vue de l’exposition Diane Landry. Mécanique céleste, VOX, 2023. Photo : Michel Brunelle

Le mouvement de ces composants – auxquels s’ajoute un envoûtant mandala motorisé composé d’un panier à linge et de bouteilles d’eau recyclées – est calqué sur les cycles naturels plutôt que sur le temps linéaire imposé par la culture occidentale. Par leur vitesse et leur sens de rotation, ces œuvres inculquent aux enfants les différentes temporalités propres aux plantes, aux animaux, aux minéraux et aux astres. En contraste, les Calorifères, créatures lumineuses contenues dans des sacs de céréales du commerce, semblent figés dans leurs cocons de fortune en attendant de pouvoir libérer leur énergie.

[Texte de Geneviève Marcil]

 

À propos de l’artiste

Portrait de Diane Landry. Photo : Emmanuelle Duret.

Diane Landry vit et travaille à Québec. Elle fait d’abord des études en technique des sciences naturelles et travaille dans un centre de recherche en agriculture pendant 5 ans. À l’âge de 25 ans, elle prend la décision de devenir artiste en assumant son rêve devenu nécessité. Elle retourne aux études et obtient un baccalauréat en arts visuels de l’Université Laval (1987) et une maîtrise en arts plastiques de la Stanford University (2006), en Californie. Elle se croyait peintre, mais par la pratique en atelier et la réalité quotidienne, elle se dirige naturellement vers la production d’œuvres installatives et performatives influencées par le readymade et ses préoccupations pour le recyclage. Bref, elle bricole, elle patente. Elle aime se mettre dans des contextes qui viennent ébranler ses habitudes de création, en réalisant des résidences d’artiste à travers diverses cultures. Ces séjours bousculent ses réflexes de création et l’amènent vers des défis constamment renouvelés. Ses œuvres ont fait l’objet d’une large diffusion au Canada, aux États-Unis, en Amérique latine, dans plusieurs pays d’Europe, en Chine et en Australie. En 2014, elle obtient la bourse de carrière Jean-Paul-Riopelle, offerte par le Conseil des arts et des lettres du Québec. Elle reçoit l’une des prestigieuses bourses de la John Simon Guggenheim Memorial Foundation à New York en 2015. Elle réalise de nombreuses commandes de projets artistiques et ses œuvres font partie de plusieurs collections. Landry est représentée par Vivianeart Gallery (Calgary) et Carl Solway Gallery (Cincinnati, Ohio).

 

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